samedi 27 décembre 2008

L'enmerdeur et le roi du silence

Mince, je sens poindre une envie irrépressible. Je suis au travail. Le cadre n'est pas idéal pour "livrer" ce qui me turlupine. Aussi, j'essaye de tromper l'ennemi en pensant à autre chose. Je reprends le cours de mes idées professionnelles et j'oublie ce qui me taraudait le bas des intestins quelques instants plus tôt. Ouf, fausse alerte! Mais je le sais, ce besoin naturel pointera à nouveau le bout de son nez d'ici peu...
J'avais raison. Cette fois je n'en peux plus, il n'y a plus à discuter, l'évidence s'impose. Il y a urgence. Il faut faire de la place et libérer le flux du merveilleux cycle de la transformation des aliments.  Mon corps aura gardé ce dont il avait besoin laissant choir le rebut merdique de ce tri sélectif interne. Ce fruit de mes entrailles, je "duo dénomme" gros et petit intestin, issu d'un bol patiemment malaxé, exploité puis moulé par mon tube digestif, sera expulsé tel un "colon" indésirable.
Bref, je me dirige l'air de rien vers les toilettes. A bien y regarder, ma démarche manque un peu de souplesse. "Constipé" ne serait pourtant pas l'adjectif approprié mais une certaine rigidité laisse à penser qu'un corps étranger entrave et alourdi mon allure. J'arrive enfin à destination, j'ouvre la porte du sanctuaire, j'accroche ma veste à la patère, réalise le petit ménage de la lunette nécessaire à une hygiène correcte, puis je m'installe sur le trône, pantalon aux chevilles. La classe!
J'ai bien regardé en arrivant, pour l'instant je suis seul. Un seul mot d'ordre : Faire vite! Mais l'urgence génère du stress ce qui est en totale contradiction avec la détente nécessaire à une opération pleinement réussie. 
Quand soudain arrive l'intrus. Il entre bruyamment dans les toilettes profanant ainsi le calme refuge. Ce con est venu gâcher ce RDV si personnel avec mon intimité. Un bref coup d'oeil sous la porte et j'aperçois des chaussures à glands, preuve de bon goût! J'opte aussitôt pour la stratégie de l'immobilisme, allant jusqu'à retenir ma respiration. Je fais le mort, je suis le roi du silence. J'ai peur d'être démasqué, comme si je m'adonnais à un plaisir solitaire... Il écoute, je le sais car il a senti ma présence. Il a vu le témoin rouge sur le loquet de la porte. Je suis "estomaqué" par ce manque d'éducation! N'en pouvant plus, j'ambitionne un instant d'essayer de faire glisser silencieusement mon offrande pour la déposer comme une fleur sur le bord du WC. Genre ni vu, ni entendu, ni connu. Une sorte d'élégance discrète en somme. Je suis prêt à tout pour éviter le vulgaire "staccato" de "PLOUF". Celui qui retentit et sonorise la chute de l'excrément retournant baigner dans l'élément originel et autres fonts baptismaux... D'autant que ce bruyant  enchaînement aurait aussitôt levé les doutes sur ma présence. Et le collègue indélicat d'imaginer, sourire aux lèvres, son confère, cigare aux lèvres, dans cette posture incongrue. 
Mais je renonce. Ce tir de précision me paraît bien risqué et trop technique. En plus la visibilité est mauvaise. Je résiste à la pression encore un peu, espérant un rapide retour au calme. Mais à côté,  le "profanateur" s'éternise. J'ai l'impression qu'il pisse comme vache qui pleut, ou quelque chose dans le genre. Je ne suis plus ZEN du tout, vivement qu'il taille que je "chie " en paix. Un peu plus il va se laver les mains ce con! Ce lieu d'aisance n'a jamais aussi mal porté son nom...
Il finit par s'en aller. Retour au calme. Je peux enfin tranquillement terminer ma besogne et rendre à dame nature ce qu'elle m'a donné d'inutile. Je quitte les lieux, un brin contrarié mais soulagé, laissant derrière moi des effluves prononcées. Une sorte de signature olfactive très intime mais mal assumée, puisque lâchement dénaturée au WIZARD fleur de printemps
Dans le couloir je croise le regard "goguenard" d'un type, costard gris, cravate tombante, chaussures à glands : "Belle journée Mr Superolive n'est ce pas?!" 
Je suis tellement défait que sur le coup,  je ne fais pas le rapprochement et je reste coi. Le roi du silence en somme...













Mais quelle aventure vous en conviendrez?!!!   

Et au fait   Bonnes  Fêtes de fin d'année à vous!!!!!

vendredi 5 décembre 2008

Le vent du boulet

Il y a des jours en Bretagne où le vent souffle fort. C'était le cas avant hier. Les nuages filaient dans le ciel à une vitesse inhabituelle, s'agglutinant parfois pour former une chape sombre et inquiétante, presque noire, dont le trop plein s'évacuait dans des trombes d'eau glacées, au dessus de nos têtes fragiles. Et le soleil de revenir ensuite comme par enchantement nous chauffer le corps et le coeur.
Dans notre vie aussi, il y a des jours où l'on mesure que la nature impose sa loi, que le ciel est changeant et que l'horizon peut s'assombrir bien vite. Vous savez, cette sensation de frôler l'abîme et de sentir de près le "vent du boulet". Un vent qui fout la trouille et qui pue la mort.
Ce fut le cas pour nous il y a deux jours.
Nous n'avons pas entendu le coup de semonce, ni vu le boulet passer mais bien ressenti le souffle puissant qui indique que le projectile est passé à côté. L'onde de choc qui tord d'abord les boyaux, puis l'odeur de la poudre qui pique le nez et les yeux.
Juste une déflagration, un coup de canon.

Ce vent soudain qui s'engouffre dans un couloir, trop étroit pour contenir sa fougue, faisant claquer les portes pour s'échapper par la seule issue possible. Un grand BOUM retentit, perturbant ainsi le calme et la sérénité des lieux. Aux alentours, les petites choses en équilibre précaire basculent aussitôt, balayées par cette violence subite, prolongeant le fracas en un écho plus délicat. Puis s'installe un grand silence et les rideaux retrouvent doucement leur place, immobiles. On entraperçoit dans un rai de lumière blanche la fine poussière qui retombe vers un tranquille retour à la normale. Une illusion. Puis on mesure enfin l'ampleur des dégâts et la fragilité de cet équilibre instable où tout peut basculer dans un jeu bien plus grave à la météo brusquement moins clémente.
Pas de casse pour cette fois.
Un ami, mille merci, nous aura vite rassuré. Le calme est revenu dans notre maisonnée, le stress est grâce à lui retombé aussi vite que la tempête s'était levée.
Rien de tel que de nous savoir si fragiles et vulnérables pour profiter pleinement de la vie.

Une pensée toute spéciale à ceux qui, un triste jour, ont pris le boulet dans les dents et qui réussissent malgré cela à faire bonne figure et à garder le sourire, bien que déglingués de l'intérieur. Quelque chose dans leur regard viendra de temps en temps trahir qu'un jour la vie est passée par là, un peu trop vite sans doute...

dimanche 30 novembre 2008

Soirée crêpes

Quand tu es breton, il y a toujours un moment où te prend une envie subite de manger des crêpes.
Quand tu es breton, malin et que tu as une famille nombreuse et qu'en plus c'est la crise (!), il est judicieux d'apprendre à faire les crêpes toi-même.
Pour nous c'était hier soir!
Attention qu'on se comprenne bien, quand je dis faire des crêpes, c'est les fabriquer de A à Z, pas juste les faire réchauffer dans une vulgaire poêle Tefal.

Etape numéro 1 : Emprunter un bilig. Rien à voir avec les chatouilles mes amis, c'est le nom breton donné à la plaque de fonte ronde sur laquelle on étale la pâte pour la faire cuire. Merci maman !
Etape numéro 2 : Dégotter une recette de pâte chez une des grands mères autochtone encore en vie et qui sera prête à transmettre un peu de son savoir faire "ancestral". Une recette pour la pâte blé noir (sarrasin) et une autre pour celle au froment. Merci la mère Denis ! (private joke)
Etape numéro 3 : Se familiariser avec le matériel du crêpier. La rozell (sorte de râteau d'extra terrestre sans dent pour étaler la pâte sur la bilig en décrivant un cercle), la spatule "truc much" pour retourner la crêpe et la louche de la bonne contenance. J'allais oublier la bouteille de cidre brut à consommer avec modération sous peine de tourista bretonne... Les spécialistes le savent : impossible d'abuser de la pomme sans récolter quelques pépins (oh oh oh!).

Après il faut se lancer...
La louche remplie de pâte dans une main tremblante, dans l'autre la rozell, le tout au dessus de la plaque qui chauffe les joues. C'est fou ce qu'on se sent maladroit avec tout ça dans les mains au début, comme l'impression d'avoir deux mains gauches.
Allez hop c'est parti ! Et voilà ce que le premier essai a donné!

Inutile de vous dire qu'on s'est bien marré, enfin au début. Les tentatives peu concluantes ayant en effet duré un certain temps, nous avons à un moment envisagé un repli stratégique au Mac Quick local ! Quand tes crêpes ressemblent plus à des pâtés gluants qu'à de délicates et fines dentelles, tu commences à douter des tes capacités de "crêpeman". Ensuite, alors que tu pensais avoir fait le plus dur en réussissant à étaler la pâte de manière à faire une jolie crêpe ronde (au début, tes crêpes forment des figures que même les experts en géométrie ignorent), c'est en la retournant avec la spatule (en te brûlant malgré tout les doigts) que la crêpe t'échappe se coupant en deux pour venir s'écraser et se coller sur la bilig en un amas peu ragoûtant. Et merde! Et oui le breton jure parfois comme un charretier.
Au final, comme le breton est têtu et qu'en plus il est gourmand, voici le résultat obtenu après avoir foiré quelques louchées !
Une couleur magnifique un goût délicieux et ce malgré une technique peu académique!

Nous nous sommes régalés et le père Noël devrait nous apporter une bilig Krampouz bien de chez nous !
A nous les soirées conviviales en famille et entre amis.
Dès que j'aurais affiné mon style, j'espère bien pouvoir faire déguster ces crêpes délicates à quelques-uns de mes amis des Côtes d'Armor ou d'Ille et Vilaine. Chez eux les crêpes sont plus épaisses et s'appellent des "galettes". Rien à voir avec leur fort penchant pour l'alcool et les déboires qui s'en suivent... mais un truc de bourrin tout de même!
Depuis le bout du monde ou presque, je colle une bise à tous mes amis bretons !

mardi 11 novembre 2008

Un jour d'automne

Aujourd'hui séance jardinage. Ramassage de feuilles dans le jardin détrempé en compagnie de la petite troupe armée de bonne volonté. S'il est agréable de pouvoir s'aérer entre deux averses, passer le râteau est un peu monotone. Enfin, c'est une activité de saison et la pelouse est propre. Dire qu'il faudra recommencer la semaine prochaine! Car il reste encore quelques feuilles dans les chênes qui bordent mon terrain.
Certaines s'accrochent encore aux branches en ce jour de commémoration de l'armistice de la première guerre mondiale. Aucun rapport me direz-vous. Moi, j'y vois comme un symbole en ces temps ou l'on se demande s'il ne faut pas diminuer ces jours fériés pendant lesquels on ne fait rien mais où l'on se souvient. C'est déja bien, non?
Revenons à mes feuilles, enfin à celles qui tiennent toujours dans leur arbre. Leur avenir est inéluctable, comme le fut celui de nos soldats de la Grande Guerre, malgré leur envie de vivre.
L' instinct de survie. Ne pas lâcher, rester encore un peu le nez au vent, malgré le froid et la pluie. Vivre encore un peu avant d'atterrir quoiqu'il arrive sur le plancher des vaches, recroquevillés en chien de fusil, tranchés en deux, serrant fort une vieille branche, criblés de balles, le nez dans la gadoue. Profiter du moindre instant et lutter encore malgré la mort qui rôde, omniprésente.
Lutter pour ne pas se laisser emporter par la bourrasque qu'elle vienne du ciel ou du souffle des canons. Ne pas terminer entassés au fond du sac du "jardinier" qui tel un croque mort ramasse la vie au râteau, balayant tout sur son passage, impitoyable. Rester pour témoigner, pour nous aider à nous souvenir qu'il y a peu de temps encore, de la sève et du sang coulaient dans leurs nervures et leurs veines pour leur donner vie.
En vain.
Une vie envolée, volée en l'espace d'une saison. Le temps d'une jeunesse, trop courte évidemment.
Se souvenir de l'histoire malgré le temps qui passe. Se souvenir de nos chers arrières et grands pères. Chair à canon aussi.

Mourir pour la Patrie, ça veut dire quoi pour nous? Je cherche des réponses. Eux ont dû passer à l'action.
Plus aucun poilu pour témoigner des ces horreurs. Vous me direz, les poils c'est ringard de nos jours. Même les mâles s'épilent la face et le reste aussi, c'est tout dire de nos préoccupations...

C'était un bien triste jour d'automne finalement.

mardi 28 octobre 2008

Le vélo elliptique ou le sport par omission...


Ma femme a deux soeurs. Une des soeurs a des copines "tendance dans le mouv".
Discussion :
- Et tu sais pas quoi?
- Non!
- Une de mes copines a retrouvé un corps de rêve suite à un régime alimentaire + faisage de sport intensif grâce à ce type d'appareil dans lequel elle a grave investi (en fait elle ne parle pas comme ça mais bon).
- Dingue!!!
Comme d'habitude, moi et mon beauf adoré (le mari de la soeur de ma femme, je crois que c'est clair) nous n'avons pas été sollicités pour donner notre avis sur le corps de rêve, mais paraît-il que le résultat est probant. A tel point que la vie sentimentale de la copine a pris un sérieux coup d'accélérateur! Bref passons.
Tiens je les imagine bien les miss à se comparer le tour de cuisse et les abdominables (Houlalalala, je plaisante, je plaisante!!) en loosedé au bureau!
Et comme les filles ça cause un max, j'ai surpris un jour une conversation inquiétante!
Ma femme, ma belle soeur et une autre copine, motivées comme jamais par de telles prouesses, étaient sur le point de faire don de leurs dernières économies au M6 Boutique local pour acheter l'appareil à sculpter leur body.
Autant vous dire que pour le corps de rêve je suis partant mais j'ai une théorie sur ce type d'engin de remise en forme. Dans 95% des cas il reste planqué dans le garage ou au fond d'un placard au bout de 3 semaines! Et même si les nombreuses émissions de téléshopping ont rendu le truc elliptique accessible financièrement, ça reste tout de même un peu cher pour se retendre la peau et l'ovale des fesses, surtout en cas de non utilisation...
En forçant le trait, je pense que les seuls à avoir réellement transpiré sur l'engin miracle sont les maris bien intentionnés (à qui on a promis un corps parfait!) essayant tant bien que mal de monter le nouveau joujou de leur chère épouse. Car évidemment, ce bastringue d'usine à corps de rêve, est livré en pièces détachées avec une notice en mandarin.
Vous me direz, le mandarin pour lutter contre la peau d'orange c'est un bon début !

Elles ont finalement choisi de s'incrire dans une salle de Gym qui répond au doux nom de "L'Orange Bleue". Tout un poème à base de Cuisses abdos fessiers, de body attitude et d'interval circuit! Et au délà des discussions gloussades et blibli blabla de filles, j'ai l'impression qu'elles aiment ça!
Alors bon courage les filles et rendez-vous l'été prochain!
Tiens ce soir en tant que conjoint, je suis invité à découvrir la salle avec un pote. J'enfile ma combinaison moulante mauve, un bandeau autour du crâne et j'arrive! TOU TOU YOU TOU

C'est ma femme qui gardera les schtroumphs. Elle sera peut être dans le jus, mais moi je suis pressé d'y être, à "l'Orange Bleue"...

dimanche 12 octobre 2008

Séquence mode : Attention danger!

J'ai entr'aperçu que, l'été qui s'achève (les pieds dans l'eau...), dans les magazines féminin, ce type de maillot était "tendance".
La tendance et la réalité font sans aucun doute parfois bon ménage. Mais sur le sujet qui nous concerne je n'avais pas encore eu l'occasion de le vérifier de visu, faute à un été maussade...
Bon les amis, je reviens de la piscine et j'ai eu comme une révélation.
Très clairement ce genre de maillot n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Il se trouve que je n'aime pas l'esthétique et la coupe très années 80 du modèle ci-dessus. Aussi, je ne préfère pas m'étendre sur celui que j'ai eu en visuel ce matin dans les eaux limpides de l'Aquasplash local.
Il était si bariolé et flashy que j'ai failli en boire la tasse!
Et je ne souhaite pas m'apesantir sur l'imposant décalage qu'il peut y avoir entre un top modèle et un modèle disons euh ... pas top...
Vous me direz que chacun fait ce qui lui plait et on sera bien d'accord. Maintenant, si en plus ça peut faire sourire les copains c'est encore mieux.
Tiens, si ça se trouve moi aussi dans mon moule bite Mégathon j'avais l'air d'un con (ma mère!).
Moralité (pour chlore le débat): Si tu ne veux pas être moquée par des malautrus malgré de ton corps de rêve (ou pas), évite les trucs dans le style. Sauf vraiment si tu as un corps de rêve...





dimanche 28 septembre 2008

Qui peut me dire où et quand a été prise cette photo?


Je suis dédolé pour la qualité de l'image qui n'est pas très bonne. J'ai fait avec les moyens du bord si je puis dire. Mon tel portable n'est plus au top!
Premier indice : c'est moi qui ai pris cette photo.
Second indice : je me suis baigné dans cette eau limpide.

jeudi 25 septembre 2008

Le lion et la blouse blanche

Voici le résumé d'une amusante discussion père fille (4 ans1/2) pendant le repas :
Elle : "Tu sais papa, demain je vais à la musique musicale !"
Moi (pas au courant) : "Et c’est quoi ce spectacle ? Jamais entendu parlé. Ça parle de quoi?
J'admets que la question est idiote tant le thème du spectacle semble on ne peut plus clair !
Elle développe tout de même en m’expliquant avec enthousiasme un truc incroyable et confus à base d’animaux qui chantent et tout et tout et tout.
Moi (un poil étonné) : "Tu en as de la chance!"
En face de moi ma femme se marre puis m'explique enfin.
En fait, la petite miss (s’)était persuadée qu’elle allait voir un spectacle avec un lion chanteur, ses potes de la jungle et tout le bataclan alors qu’au programme de demain il y a juste visite médicale !
Il a malheureusement fallu lui dire la vérité quitte à lui filer un vrai coup de blues (blanche)...
Qu'aurait compris le médecin scolaire semi dépressif à la déception qu'il aurait pu lire sur le visage de la fillette interloquée à la vue de ce triste lion en blouse blanche avec juste trois pauvres cheveux grisonnants en guise de crinière. Cette même fillette qui un instant auparavant chantonnait joyeusement dans le couloir "Dans la jungle, terrible jungle, le lion est mort ce soir" ...
Pour d'autres sourires et mots d'enfants Katy a eu une bonne idée!

lundi 15 septembre 2008

Histoires miraculeuses et autres blasphèmes

En réponse à Mlle Shakti et à son réveil en douceur du 13 septembre dernier.

Ce matin, mal réveillé, j'allume la radio histoire de me dérouiller les neurones tranquilos. France Info crache son habituel flot d'informations.
Au beau milieu de cette logorrhée, un reportage attire mon attention.
On y parle du Pape qui va donner une messe à Lourdes. Jusqu'ici rien de bien nouveau.
Mais qui dit Lourdes dit miracles...
La journaliste interviewe un médecin chargé "d'homologuer" les miracles. Je suis encore un peu dans le gaz, mais je trouve le métier sympa. Arrive ensuite le témoignage tant attendu concernant les miraculés. Je m'attends bêtement à entendre l'histoire incroyable d'une brave dame paraplégique entrée dans la "fontaine piscine" de la grotte en fauteuil roulant et en ressortant aussitôt en dansant la Maccarena avec un déhanché du tonnerre...
Rien de tout cela mes amis.
Le témoignage recueilli par la journaliste est celui d'une dame qui raconte qu'elle a accompagné une personne qui avait des hémorroïdes avant sa visite à Lourdes... Évidemment, coup de veine (si j'ose dire), suite au pèlerinage et à trempette (j'imagine!) les hémorroïdes de la copine disparurent ou rentrèrent illico dans leur ... grotte de la visitation!
Certains penseront que dès le matin je fonctionne à la "préparation Hasch" et que j'hallucine grave. Pour les sceptiques, la preuve par .

C'est vrai que la chapeau du Pape a un jolie forme de "suppositoire empapaouteur" mais de là a dire qu'il guérit les trous de balles, il y a un pas que la bienséance m'empêche de franchir.
L'histoire ne dit pas si pour fêter sa guérison, la dame a eu le droit à une cérémonie proctocolaire...

Sur ces belles paroles...

samedi 6 septembre 2008

La valse du jardinier

Ma femme s'est rendue ce matin au "Forum des clubs" organisé par les différentes associations culturelles et sportives de la ville où j'habite. Je n'ai pas pu l'accompagner et elle a poireauté pour inscrire les enfants à leurs activités sportives.
D'après elle, j'ai loupé une prof de danse aux yeux de biche. J'ai comme l'impression qu'il y avait quelque chose d'autre à voir que ses yeux mais je n'en suis pas cerftain...

Sinon, elle m'a transmis une invitation d'un joyeux drille d'ami (croisé là bas) pour participer à un club d'horticulture?!
Un peu surpris au début, je réfléchis ensuite sérieusement à sa proposition. Il me connaît bien, je n'ai pas la main verte, c'est vrai, et lui non plus d'ailleurs( pan dans les dents!). Ni baladeuse d'ailleurs, enfin passons...
Ce n'est pas un secret, mon jardin est très simple, trop peut être... Je ne cultive pas de mystères.
J'hésite. J'irais bien prendre quelques boutures avec lui.
Soudain, je reviens à la raison en me rappelant que la culture d'orties (et autres saloperies piquantes) est bel et bien un truc de mémé. Faut pas pousser quand même!
Aussitôt, tel un sécateur bien aiguisé je tranche ces tergiversations, l'envoyant sur les roses sans prendre de gants.

J'annonce donc publiquement ceci :

"Les deux activités sus nommées n'ayant apparemment pas la même animatrice aux manettes, je suis au regret cher ami de décliner ton offre.
En langage fleuri, le camarade vient de se prendre un méchant... râteau (je sais je ne me suis pas foulé)
Par contre, et à défaut de taquiner la binette, il faudrait bien que je perfectionne mon Paso Doble..."

jeudi 28 août 2008

Bilan des vacances et autres histoires sportives

Cette année, grâce au congé paternité, j'ai eu la chance d'avoir de véritables grandes vacances :
5 semaines qui se sont organisées de la façon suivante :
Aux extrémités, semaines "bricolage - glandouille - rangement" incluant la traditionnelle visite chez Ikéoù.

Au milieu, solidement prises en sandwich, 3 semaines de "plage - creusage de châteaux- apéritif - sport- glandouille - l'Equipe - bermuda - claquettes - pain frais" sous un soleil régulièrement incertain, et un vent presque omniprésent. Ah oui , pour les curieux et pour ceux qui n'avaient pas deviné, je suis resté en Bretagne, dans le Morbihan.
Je sais je sais, j'ai une vie trépidante!
Bon, on n'a pas eu trop chaud et il n'y avait que les puristes à s'être déplacés (et ils n'étaient pas très nombreux).

Mes deux aînés ayant pu bénéficier d'un "Golden Ticket" ou "Wild Card" au Club Mickey (il faudra que je développe plus tard un post sur le club Mickey), mes matinées se sont trouvées bien calmes. J'ai ainsi pu faire du sport, parce que le sport c'est bon pour la santé.
Le sport, après on se sent bien mais pendant ce n'est pas toujours le cas...
Enfin des fois c'est l'inverse. D'ailleurs, j'ai fait de la planche à voile les jours de grand vent et j'ai pris mon pied pendant! Mais après une bonne heure de planche j'étais lessivé et le lendemain, je me suis souvenu que j'avais des abdominaux et des bras!

Sinon, j'ai fait un jogging de 10/11 km tous les deux/trois jours. Et là faut que je vous explique que ce n'est pas par pur plaisir. J'aime bien ça mais je le fais pour garder la forme et la ligne et parfois ça me coûte d'aller courir.
Là où ça se corse c'est que j'ai un beau frère. C'est quoi le rapport me direz-vous? Et bien le fameux beau frère, après quelques années de somnolence sportive et d'hyperactivité professionnelle, vient brusquement d'endosser son costume de Superman. Je vous laisse lire ses exploits. Mes respects.
Enfin pour ceux qui ne lisent pas l'anglais, je résume. Le beauf est parti en mode compète version "jogging addict". Moi j'ai ma fierté et je n'ai pas envie qu'il me mette minable un dimanche matin dans son moule bite Décathon, avec ses Nike Zoom Vomito, son Nike plus avec le Ipod nano branché sur Jiwok crachant à un rythme démentiel l'entraînement Yohann DINIZ numéro 945, le tout en cadence cardiaque contrôlée grâce à sa montre cardio Polar RS 100!!!
"Mais t'es où Olive, je ne te vois plus là !"
L'enfoiré! J'ai quand même peur qu'avec tous ses systèmes électroniques et les fils qui pendouillent de partout, il se chope un court-jus ou qu'il s'auto-fasse un croche patte en plein effort...

Du coup, je m'accroche tant bien que mal. Je manque de temps en ce moment et je n'ai pas ce feu sacré qui l'anime.
Quand même, là je reviens d'un jogging version semi-professionnel à base de n'importe quoi : durée totale 55 min avec du fractionné dedans. Attention, Le fractionné c'est un truc pas raisonnable qui peut faire vomir : 30 s à bloc et 30 s (punaise c'est long 30 s !) et 30 s au petit trop (Dieu que c'est court 30 s !). Le fractionné faut quand même que je vous précise qu'à la piscine ça peut être très dangereux pour ceux qui n'ont rien pigé : 30 s à fond, 30 s au fond ça peut être fatal ( spéciale dédicace à mon ami Mr Migoo).


Bref, tout cela ne serait pas trop grave si l'animal n'avait pas décidé d'enchaîner sur un truc de malade à base d'excès de "puh-ups". Je le savais intéressé par la chose et j'étais même prêt à le suivre avant de comprendre ce dont il me parlait vraiment avec ses "puh-ups". Du sport encore du sport rien que du sport!
Moi, je ne sais plus à quel sein me vouer et j'ai peur de ne pas pouvoir tenir le rythme. J'ai comme un coup de pompe et je suis allergique à la gonflette...

Bon, sur ce portez-vous bien, prenez vos bonnes résolutions sportives pour la rentrée afin de pouvoir exhiber votre corps de rêve dès l'été prochain sur les plages!

La bise à toi cher beau frère, j'attends la suite avec impatience.

vendredi 25 juillet 2008

Bonnes vacances amigos!


Je sais ce n'est pas en se la coulant douce au bord de la mer que ce blog va cracher du contenu! En même temps on s'en fout puisque c'est pas le but.

Donc bonnes vacances à vous bande de rigolos, on se retrouve frais, bronzés et pimpants pour de nouvelles aventures dès mon retour!
Quant à la photo, aucun rapport je suis d'accord.

Merci de votre visite, et faites donc un tour sur les archives de ce blog, c'est quelque part plus bas à droite!


mercredi 9 juillet 2008

Oh my god!

Il y a quelques jours, un après midi, je bricolais tranquillement chez moi profitant ainsi du temps libre laissé par mademoiselle (qui se fit attendre).
Sans doute intrigué par un détail, je jette un coup d'oeil par la fenêtre et je vois une paire de dames descendant la rue qui mène à notre impasse, sacs sous le bras. Aussitôt je percute, je sens la présence de DIEU et de ses acolytes féminines version témoins de Jéhovah!
Je décide illico de me planquer, de faire le mort. Puis je me ravise car en plus d'être têtues les copines de DjizusCraïst sont expertes en reniflage d'arnaques et autres "ressucitages" un peu trop prompts. Je reprends le cours de mes activités pendant qu'elles "sondent" le voisin. Je me dis que ça va être rapide car le gars, bien que raide comme un piquet ne semble par très pieux...
Bingo! La sonnette "dingdongue" alors que j'ai les mains chargées d'outils et que je tente de me déplacer avec un escabeau sous le bras. Ah les connasses! C'est pas des soeurs la vertu dont j'aurais besoin à l'instant mais éventuellement des Bricol' girls. J'ouvre quand même la porte, passablement énervé. Elles sont là toutes les deux, sourires aux lèvres. Elles ne se présentent même pas, sans doute pour mieux noyer le poisson et éviter le râteau le plus rapide du monde. A cet instant précis je me demande bien pourquoi elles se baladent à deux, parce que au niveau agression sexuelle il n'y a aucun risque. Je sais c'est vache mais je me dis qu'en changeant quelques critères de recrutement chez Jéhovah & Co, ils pourraient améliorer leur taux d'écoute, j'allais dire leur taux de pénétration mais chacun sait que les "voies" du Seigneur sont impénétrables...
Enfin, c'est pas le débat, et quelque chose me dit que ce n'est pas plus mal ainsi.
La leader ( je l'ai repérée tout de suite) ressemble à Tootsie en pire. Elle prend la parole d'entrée, arborant toujours un sourire rayonnant, en me parlant du paradis. Je la laisse terminer mais c'est un peu long et elle a une tronche à bouffer des gâteaux secs. Seuls des relents d'éducation judéo- chrétienne étouffent un rembarrage plus prompt. Je profite qu'elle reprenne enfin son souffle pour lui lancer mon gentil râteau qu'elle se prend dans les dents. Elle bronche à peine, stoïque. Mais pas question de me quitter sans m'avoir offert (si si j'insiste!) 2 revues. Rien de très affriolant! C'est ainsi que j'hérite de "Réveillez-vous!" et de "la Tour de Garde : Har-Maguédon...". Tout un programme déprimant de fin d'un monde permissif dont je vous passe le détail tellement Armageddon je l'avais déjà vu à la télé l'avant veille sur M6!
Bon sur ce coup ça a été bref, mais j'ai le souvenir d'avoir un jour fait l'erreur de me lancer dans un début de discussion interminable avec des copines à elles. Plus jamais ça!

Et Bob le bricoleur de retourner à ses petites affaires.
Moralité en vrac : "Jéhovah je ne te hais point"... mais à l'avenir svp laissez moi peinard car votre affaire ne vaut pas une bolée de Cid' comme on dit par chez nous. Comme elles m'avaient coupé dans mon élan, j'ai passé le reste de mon après midi à bailler aux corneilles en regardant un épisode de secte and the city...

lundi 30 juin 2008

Un an de blog : ça se fête en musique!

http://www.dailymotion.com/video/x5qnm9_thats-what-i-like-live-showcase-231_music
Vidéo envoyée par djtoncar

Un peu plus je ne faisais pas gaffe, mais je fête aujourd'hui mes 1 an de blog. Faut dire que j'ai autre chose à faire en ce moment! Merci à tous et toutes pour vos lectures et commentaires qui me font bien plaisir ma foi!
Allez on repart pour une année supplémentaire à vos côtés.
On fête ça avec du bon son dans les oreilles with le groupe du moment : Naive New Beaters ou NNBS pour les intimes découverts chez Thomas Clément.

shot by "SURE SHOT PRODUCTIONS" at le SHOWCASE (Paris) pendant la NAIVE NEW BEATERS "LIVE GOOD" EP RELEASE PARTY

dimanche 15 juin 2008

Accouchement J+8, impressions à posteriori...

Un petit debriefing sur mon troisième accouchement.
Mademoiselle Juliette est donc arrivée avec 3 jours de retard. Il est bien connu que les charmantes demoiselles aiment se faire désirer...
Elle a toutefois parfaitement choisi son moment car comme par miracle, il n'y avait personne au bloc maternité ce jour là. Du coup, en plus d'être professionnelle, l'équipe était entièrement disponible. Et dans ces moments là, c'est rassurant et agréable de se sentir intégralement pris en charge! Il devient ainsi tout à fait possible de poser des questions et d'entendre sereinement les réponses : "Hein quoi, je suis vraiment obligé pour les trucs bleus sur mes shoes??!!!"
Passons.
Les choses se sont donc passées en douceur et dans le confort comme le laisse supposer la photo ci dessus. En plus, ils n'ont pas été vaches car ils ne m'ont pas obligé à mettre la même chose sur la tête. Aux fraises la charlotte!

Je reprends. Les salles d'accouchement sont très récentes (d'ailleurs, il y a intérêt parce que toutes les autres maternités du département ferment les unes après les autres). Il y a de la place, de la lumière, c'est propre et l'équipement est très moderne.
Rien de plus normal me direz-vous? Et bien ce n'était pas le cas il y a 4 ans lors de mon dernier accouchement qui, au delà du bordel organisé dans lequel il s'est bien déroulé, a eu lieu dans une mini salle vétuste et sombre d'environ pas beaucoup de m2. Inutile de vous dire que dans pas beaucoup de m2, quand on y a mis des placards, un lavabo, un lit d'accouchement, les appareils de monitoring, de prise de tension et tout le bastringue nécessaire, il n'y a plus beaucoup de place! Inutile non plus de vous préciser que la porte d'entrée de la salle donnait en plein sur l'intimité de votre femme lorsqu'elle est en position course. Enfin, c'est votre femme si vous ne vous êtes pas trompés de salle (normalement on reconnaît, mais j'en connais un qui s'est planté)!
Face à un tel spectacle, on se dit que Botticelli avec sa Naissance de Vénus il était un poil fleur bleue quand même. Oui je sais, on est à l'heure de la Télé réalitée...













Mais entre mes trois accouchements, il y a une constante matérielle fort désagréable: la chaise ou le tabouret pour le papa!
Ce coup ci je l'ai (mal) prise en photo la chaise.
Donc voilà sur quoi j'ai pu asseoir mon petit postérieur pendant les 10 heures qu'a duré ce magnifique (mais toujours long et du coup douloureux) moment. Et là je crie au scandale chers amis! Car cette pauvre chaise en plastique merdique sans doute achetée à la Foirnouille s'est avérée très inconfortable. A la limite du praticable! Je ne suis pas spécialement corpulent mais l'assise de cette chaise plie et glisse quand on s'assoit un peu au bout. Et le plastique a beau être fantastique (et le caoutchouc super doux... pour ceux qui suivent encore), à haute dose il fait quand même bien mal aux fesses...
Pire encore que lors des précédents accouchements où je n'avais pourtant eu le droit qu'à un simple tabouret (qui par définition est tout sauf agréable pour les postérieurs) mais rembourré celui là. Aujourd'hui, il y a de la place dans les salles, et question budget l'achat de quelques chaises (fauteuils?) confortables ne me semblerait pas être une dépense somptueuse pour un hôpital dans lequel on pratique plus de 2000 accouchements par an. Le futur papa pourrait profiter des moments plus calmes pour se reposer un peu.
OK, je vous l'accorde, il n'est pas de bon ton de penser à nous les hommes dans ces moments où c'est vous mesdames qui souffrez sous péridurale (!). Cela confine à la goujaterie. Du coup personne n'ose rien dire, on garde cette remarque au chaud pour ne pas dépasser notre rôle d'accompagnateur attentionné et politiquement correct.
Si ça se trouve, cet inconfort est volontairement organisé par les descendantes du MLF pour que les pères partagent un peu de la douleur qu'éprouvent leurs femmes pendant qu'elles enfantent!
Tiens, je vais faire un collectif sur ... Fessebouc pour les pères qui réclament la péridurale afin de supporter la situation.

Je sais, je sais tout cela manque un peu de poésie, mais je suis sûr que vous ne m'en voudrez pas d'avoir limité ce moment unique à une simple histoires de fesses. Peut être malgré tout que certains autres m'en voudront pour cette histoire de cul bidon ...
Au fait, mademoiselle Juliette et sa maman se portent bien.

lundi 9 juin 2008

Youpi tralala et le club des cinq


Un grand bonjour à tous et toutes pour vous dire qu'une petite Juliette vient de rejoindre notre famille samedi 07 juin 2008, portant à 3 le nombre de nos adorables loustics!
Elle est pas belle la vie?

jeudi 5 juin 2008

Que la Bretagne est belle!

En attendant mademoiselle, qui se fait attendre, je profite d'un peu de temps libre pour vous faire partager quelques photos de près de chez moi. Ok pas de talent photographique en particulier ni de matériel adapté (tel portable!) mais je trouve ces photos sympa.
Bonne journée!
On commence par une vue de Bénodet depuis Sainte Marine.



Là c'est la plage de Mousterlin et la végétation des dunes.


Et enfin l'Ile Tudy et ses dunes qui chaque année sont un peu plus grignotées par la mer...



dimanche 18 mai 2008

Accouchement J- 20 : "La Yogattitude"



Bon j'avais voulu rester discret à ce sujet jusqu'ici mais pour vous raconter l'anecdote suivante il me faut vous en dire plus.

D'ici moins d'un mois ma petite famille va s'agrandir avec l'arrivée d'un troisième enfant!

Aussi, pour être le plus zen possible lors de l'accouchement, ma femme a décidé de prendre des cours de Yoga, de faire des séances d'acupuncture et de se gaver d'homéopathie. Moi perso je ne suis pas trop dans le trip, mais au final je pense que l'idée est bonne. Tout d'abord parce qu'au regard des accouchements précédents, je pense que la capacité à se maîtriser et à se détendre est très importante pour vivre au mieux ce moment intense. Ensuite parce qu'au fur et à mesure que le grand moment se rapproche, je sens monter une certaine tension, ce que je comprends parfaitement.
Là où ça se complique c'est quand, il y a quelques semaines, ma femme me demande de venir à une séance Yoga femmes enceintes spéciale conjoints. Évidemment en mari attentionné j'accepte de suite. Pas spécialement ravi, mais cela m'intéresse et puis cela me semble loin...
Le temps passe et un soir de cette semaine, au retour du travail, elle me rappelle tout sourire que le cours de Yoga avec les papas c'est pour aujourd'hui. Bien entendu, j'avais complètement oublié et, une fois n'est pas coutume, j'avais une montagne de travail pour préparer un cours bien chiant que je donnais le lendemain. Coup de pression énorme pour le papa modèle. Je ne vois pas comment je vais pouvoir sereinement gérer les 2 affaires. Naturellement le choix s'impose et je décide d'accompagner ma femme.
Je suis toutefois contrarié de ne pas avoir anticipé mon travail et inquiet de me ridiculiser le lendemain devant mes collègues. Je suis énervé après moi-même mais bien entendu tout le monde en profite car je suis généreux.
J'arrive donc au cours de Yoga dans un état de stress certain, la mine renfrognée. Nous sommes les premiers. Mme Danielle qui doit approcher la soixantaine nous accueille. Elle a de longs cheveux, porte un collant de sport noir, un large tee-shirt, et elle est pieds nus. On est dans le cliché de la prof de Yoga. Elle est charmante, sa voix est douce et calme et son sourire éclaire son visage. Je redescend déjà en pression.
Les autres participants arrivent dans la salle. Il y a 3 autres couples. Chacun s'assoit en tailleur sur des rectangles en mousse posés sur des tapis de sol pour faire de la gym. Mme Danielle nous demande de nous présenter.
Elle en s'adressant à moi : "Et toi Olivier, peux-tu partager tes impressions sur les 2 accouchements que tu as déjà vécu?"
J'ai l'impression d'être à une réunion d'alcooliques anonymes en plus décontract.
D'un naturel bavard je me lance. J'exprime le sentiment d'avoir assisté à un moment extraordinaire mais de m'être parfois senti impuissant pour aider ma femme à mettre au monde mes 2 enfants. Je fais assez bref pour ne pas raconter trop de conneries et ne pas foutre la honte à ma femme devant ses copines du cours.
Réponse rassérénante de Mme Danielle : "Tu sais Olivier, c'est déjà très important d'être là, juste présent à côté, comme un roc solidement ancré sur lequel ta femme peut se reposer". Merci, merci! Elle a raison, c'est sincère mais ça sent quand même un peu le compliment pour type à la ramasse.
Le gars d'après, lui , nous explique qu'il a un très bon souvenir et qu'il a assuré comme une bête! Putain l'enfoiré! Il avait l'air plutôt sympa et cool et il se la ramène tout fiérot genre "moi, c'est simple les mecs, je maîtrise". Direct je prends un coup dans les dents. Je me dis que ma femme aurait peut-être rêvé d'un pro de ce genre à côté d'elle plutôt qu'un glandu à moitié impuissant (enfin je m'entends). Il me casse ma baraque à frites ce con! En même temps je me dis qu'il devrait y aller molo le suffisant quand il raconte fier comme un Pape les accouchements magnifiques de sa première femme...
Les autres sont des "primipares" et ne la ramènent pas du tout. Parmis eux, il y a une sage femme enceinte qui a passé toute la soirée avec un sourire béat genre c'est super cool mais j'ai un peu fumé la moquette quand même! Et moi, à la longue ça m'énerve un peu le sourire béat.
Bon bref, nous voilà partis pour une bonne heure et demi de détente, de conseils pratiques sur la respiration, d'exercices d'étirements à deux sur des énormes ballons, de simulation de l'accouchement, etc.
J'ai finalement passé un moment très agréable qui me sera sans doute utile pour aider ma femme quand les choses sérieuses vont commencer. J'ai baillé à m'en décrocher la mâchoire lors de la séance de relaxation. Comme je découvrais le truc version voyage intérieur, j'ai juste failli éclater de rire à quelques reprises notamment lorsque Mme Danielle nous demandait de nous détendre les gencives et l'oreille interne. J'avoue que je n'ai pas réussi à aller aussi loin dans le concept et il s'en est fallut de peu pour que je rompe l'imposant silence ambiant!
Au final, j'ai été très heureux de partager ce moment de préparation et de détente avec ma femme. Moins heureux quand de retour à la maison j'ai du me mettre au travail alors qu'elle filait au lit, zen...
A moi le zen m'avait fait un pied de nez... (je sais c'est naze)
Ma nuit a donc été courte (en guise d'entraînement), et ma journée de cours du lendemain plutôt éprouvante (j'ai serré les gencives!) mais l'essentiel est ailleurs, n'est ce pas?
La suite au prochain épisode, si je trouve le temps...

dimanche 20 avril 2008

Hélléniquetamère... rien à voir


Et oui, cette anecdote se déroule encore dans ce magnifique pays qu'est la Grèce. Je sais, je sais, je varie peu les plaisirs... mais quand on aime, on ne compte pas.
J'aime tellement ce pays qu'à l'occasion de mon dernier séjour là bas, j'ai bien failli y rester.
Le piège culinaire dans lequel je m'étais lamentablement vautré à l'occasion de mon voyage de noces n'est alors qu'un lointain souvenir.
Quelques années ont passé, le jeune mari gourmand et écervelé est devenu un jeune père de famille veillant sur deux adorables loustics de 3 et 1 an (à l'époque des faits).
Direction ce havre de paix en quête de détente et de repos. Bien entendu, tout cela se mérite.
A bien y réfléchir, la fatigue liée au voyage nécessite à elle seule les 15 j de vacances au soleil. Car voyager avec 2 jeunes enfants c'est une véritable épreuve composée de sacs et d'enfants trop lourds à porter, de couches débordantes, de pauses pipi dans des toilettes dégueulasses, de BN écrabouillés, de doudous égarés, de moultes tâches sur tee shirt, de bruyantes chamailleries et autres roulages à terre qui se terminent par des pleurs bruyants et autres réjouissances. Honte de rien! Pour nous, le calme (endormissement des enfants) arrive 15 minutes avant la fin d'un voyage (voiture+train+bus+avion+avion) qui aura duré près de 16 heures... Après un tel périple, l'état des troupes n'est pas reluisant. Un peu comme si en douze heures de temps la famille Duquesnois s'était métamorphosée en famille Groseille à sandales...
Heureusement, nous sommes merveilleusement accueillis par notre adorable couple d'amis franco (lui) grecque (elle).
Je vous fais un bref résumé des vacances : soleil et accueil ultra généreux, paysages magnifiques, mer et nourritures délicieuses, ambiance relax, conduite fun, apéros et barbecues+++, j'en passe et des meilleures... Les vacances de rêve !
Arrive le pénible moment du retour. Nos amis qui ont passé l'été là bas rentrent également en France en même temps que nous. C'est dur de quitter ce pays mais ça l'est encore plus pour notre amie qui laisse derrière elle ses parents et sa famille. Pour cela, elle aspire à un peu de calme et d'intimité. Grâce à moi, elle va être servie!
Tout ce beau monde est réuni dans l'aéroport bondé car c'est le grand départ. Il fait très chaud, j'ai rendu la voiture de location à l'autre bout de l'aéroport. Nous faisons la queue patiemment en essayant de ne pas perdre nos enfants qui courent partout, ni nos affaires qui traînent derrière nous. La tâche n'est pas aisée. Nous profitons d'un instant de répit, pour vérifier nos billets et nos papiers. C'est étrange mais nous ne trouvons pas le portefeuille de ma femme qui contient sa carte d'identité et celles des enfants. Nous cherchons mieux. Rien. Je suis parfaitement calme BORDEL DE CUL DE POMPE A MERDE!!!!! Nous fouillons à nouveau, toujours rien. Les enfants sautent dans tous les sens et se font copieusement engueuler. La chaleur est accablante, le contenu de nos sacs est à présent éparpillé à terre tout autour de nous. Pas de trace de ce fichu portefeuille. En bon mâle dominant, je n'arrive pas à retenir les reproches destinés à ma femme qui ne sait pas ce qu'elle fait de ses affaires! Bonne ambiance. De mon côté, je suis sûr de ne rien avoir oublié dans la voiture que j'ai méticuleusement inspectée avant de la rendre. La tension monte sérieusement et le verdict est limpide : quelqu'un a profité de la cohue pour nous voler nos papiers. Notre amie grecque alerte des policiers qui patrouillent mais quand arrive notre tour à l'embarquement la sanction tombe. Pas de papiers d'identité = pas de carte d'embarquement. J'explique que nous voyageons en famille que j'ai de jeunes enfants. Nada, rien, peau de zob! Le type n'a absolument pas le droit de nous laisser partir. Il me dit que nous pourrons prendre un autre vol après avoir fait des démarches auprès de l'ambassade. Il me précise ensuite que les prochains vols disponibles sont dans 10 jours! Je me dis qu'on n'a vraiment pas de bol d'être tombé sur le seul grec qui sous ses airs sympathiques s'avère être aussi rigide qu'un agent de la Stasi. J'ai très chaud, mon cerveau est en ébullition, j'en veux à la terre entière et à ce connard de pickpocket grec qui nous a foutu dans cette panade. Mon sens de l'humour s'est envolé à des années lumières (je doute même qu'il a un jour excité) et j'ai l'impression que tout le bénéfice des vacances s'est définitivement échappé.
Au final, grâce à l'intervention énergique de notre amie grecque le type de l'embarquement (qu'elle connaît!) cède et accepte de transgresser la loi. Il nous donne nos billets et nous promet d'être présent au contrôle final où il faut à nouveau montrer ses papiers pour pouvoir embarquer. Reste qu'à Rome où nous devons faire escale, il nous faudra encore montrer patte blanche. Mais chaque chose en son temps.
Avec tout cet énervement et ce stress, notre amie n'a pas vraiment pu dire au revoir à sa famille. Sympa la famille boulet!
Nous sommes dans la salle d'attente où la file qui mène au dernier contrôle avant l'embarquement se réduit a vitesse grand V. Il y a moins de 10 personnes devant nous mais notre nouvel ami de la compagnie aérienne n'est pas là pour nous laisser passer. Cette affaire commence à sentir le pâté à l'ouzo... Nous nous attendons à de nouvelles complications quand soudain nous apercevons le type en question arriver à toute berzingue, tout sourire, en brandissant dans sa main le portefeuille rouge de ma femme!!! Ça ressemble à un Surprise Surprise sauf qu'on est pas des stars. Bien joué Nikos, mais on a quand même frôlé l'attaque!
Immense retombée de stress, cris de victoire à peine étouffés, embrassades et l'impression de se réveiller après un sale cauchemar ou une ultra mauvaise blague.
La suite du voyage est un peu plus calme mis à part une belle course contre la montre à Paris entre l'aéroport et la gare pour sauter dans le train 1 min avant son départ...
Maintenant, pour la petite histoire il faut que je vous précise que le portefeuille n'avait pas été perdu par ma femme, ni volé, mais bien oublié par MOI dans la voiture de location et retrouvé par les policiers qui ont fait l'effort d'aller vérifier...
Shame on me
Comme un acte manqué. Je ne voulais tout simplement pas rentrer.
D'ailleurs, j'y retournerais bien à nouveau pour me la couler douce.


Morale de l'histoire : En France et sans papier on te ramène manu militari dans ton pays d'origine. Sans papiers à l'étranger tu ne peux pas rentrer chez toi...

Va comprendre Charles!

jeudi 10 avril 2008

This is good music

Votre serviteur reviens faire un petit tour par ici pour vous faire partager ce fort sympathique morceau - Little Bit of Feel Good - signé Jamie Lidell. Bonne humeur et groove garantis.
Sinon vous ça va?
Musicalement votre.

mardi 11 mars 2008

Panne sèche ou chronique d'une mort annoncée?


L'année 2008 commence bien doucement dans cet espace où vous me faites le plaisir de passer et de me lire. En 2007, j'avais pondu de nombreux post plus ou moins réussis. C'était le commencement, euphorique. Mais aujourd'hui, la source semble s'être tarie et je ne sais ni vraiment pourquoi, ni pour combien de temps. Peut-être en ai-je déjà assez de vous parler de moi, de mes souvenirs? Pourtant, j'ai aimé ces échanges, j'ai été ravi de lire et aussi de répondre à vos commentaires que je n'imaginais pas pouvoir être aussi nombreux... Merci à vous.

Il n'y a évidemment aucune ambition derrière cette démarche personnelle si ce n'est de poser des mots sur des choses vécues, si possible avec humour et/ou nostalgie. Mais bizarement, cela m'embête de laisser cet espace vide. Je m'y étais attaché. Bon, vous me direz qu'il est mieux vide que mal rempli et vous aurez raison. J'ai peut-être fait le tour de ce que j'avais à dire de moi tout haut et je n'ai pas envie de passer à autre chose? Je ne sais pas.

Du coup, je laisse venir et j'espère que l'inspiration me reviendra car j'ai aimé écrire ici. Je me relis, c'est marrant, je parle déjà au passé...
Sinon, je ne vous avais pas dit mais Nénette est morte il y a peu (merci Ronan). J'ai du lui porter la poisse! Fin d'une époque.

Quant à moi, je ne suis point mort mais juste au point mort, enfin j'espère...

jeudi 28 février 2008

Se mettre à nu pour la chaîne de l'amitié

Je remercie ici Aude de Nectar du Net et Hervé aka Valvert qui ont gentiment pensé à moi pour que je vous dévoile 6 trucs tics habitudes anecdotes sur ma petite personne. Evidemment, je me suis efforcé de répondre sincèrement :
Vous allez vous rendre compte que ma vie est très trépidante...

1/ Je n'aime pas les chaînes.

2/ Je regarde peu la télé, mais j'aime beaucoup la Nouvelle Star.

3/ J'ai refusé de faire ma communion. Belle connerie au regard de tous les cadeaux qui me sont passés sous le nez!

4/ J'ai obligé mon petit frère à piquer des bonbons dans des supermarchés pour me les filer ensuite. Il m'en reparle encore le pauvre.

5/ Je me lave toujours les dents après le petit déj' mais avant de me doucher. Je sais je sais, c'est passionnant!

6/ Je ne pleure presque jamais en regardant un film. Mais j'ai chialé comme une madeleine à la fin de Titanic...!!!???

Je refile le bb à Shakti, Kallisté, Fanette, Frenchmat, Sauvons la Terre et Blog de mec si ils veulent bien se prêter au jeu.

mercredi 13 février 2008

Chez "Nénette"

J'aime beaucoup les bonbons.
Pendant mon enfance, ma mère a toujours surveillé ma consommation de sucreries. Aujourd'hui qu'elle n'est plus derrière mon dos, je rattrappe le temps perdu et je machouille de la gomme en tout genre (ou presque!). L'autre soir en dégustant un paquet de Haribo devant l'ordi (j'ai arrêté de fumer je ne vous ai pas dit?), je me suis souvenu d'il y a longtemps.

Devant l'école primaire où j'ai appris tant de choses que j'ai oubliées, il y avait un "bar boulangerie épicerie". Aujourd'hui, cet étonnant mariage commercial n'existe quasiment plus, même en Bretagne! La petite boutique était juste en face de la sortie de l'école. Il n'y avait qu'à traverser la rue sur le passage piéton, grimper quelques marches, pousser la vieille et lourde porte vitrée, et on entrait dans cet endroit particulier, un tintement de clochette signalant votre arrivée.
La tolière s'appelait "Nénette" de son vrai nom Mme DOUGUET. Elle me paraissait plutôt âgée et elle s'occupait seule de son "pluri commerce". Je n'ai jamais su si elle était veuve ou vieille fille. Elle portait une blouse de travail décorée de motifs à fleurs dans les tons vieux mauve ou vieux bleu, ainsi que d'antiques lunettes à large monture derrières lesquelles on apercevait à peine ses yeux. Elle était toujours un peu trop maquillée avec beaucoup de rouge aux joues. J'ai toujours été persuadé qu'elle portait une perruque et celà suffisait à me foutre les chocottes. Nénette sans sa moumoute ça ne devait pas être beau à voir! En fait, je suis sûr qu'elle était gentille mais son accoutrement et son air sévère impressionnaient les marmots qui auraient voulu s'attaquer à son magot.

Car dans ce lieu à la décoration vieillotte, où se mélangeaient les genres et les odeurs, il y avait un véritable trésor pour les gourmands de friandises. Dans de grands bocaux en verre, elle donnait en spectacle à nos yeux d'enfants des stocks considérables de fraises tagada, de bouteilles de coca, des colliers de bonbons, de sucettes, de planètes, de rouleaux de réglisse, de Treets, de carambars, de schtroumph, de malabars, de buble gum, et j'en oublie tant d'autres! Une multitude de goûts, de couleur, de formes dansaient sous nos nez et nous faisaient saliver.

Quand ma mère me chargeait d'acheter le pain, elle me laissait parfois la posibilité de choisir quelques bonbons avec les centimes restants. Quelle joie! Mais aussi quelle torture de n'en sélectionner que quelques uns, puis de devoir les partager avec mon frère et mes soeurs. Si vite engloutis aussi.

Et comment résister à la tentation de s'en fourrer plein les poches puis de ficher le camp à toute berzingue? C'était mal connaître Nénette!
J'ai le souvenir d'être rentré un jour dans la boutique et de m'y être retrouvé seul. La clochette avait pourtant bien sonné. Il n'y avait personne au bar situé sur la gauche. Un alignement de petits verres de "rouge lim" vides sur le comptoir indiquait qu'il y avait eu du passage.
Personne derrière la caisse. Un regard aux bonbons. Un grand silence (de ceux qui annoncent les catastrophes). Je m'approche sans bruit de l'eldorado coloré et sucré ... Et soudain je m'arrête, me souvenant de la fameuse vitre sans teint (à l'inverse de Nénette qui en abusait à fond) qui permettait à Nénette de ne pas trop se faire chourrer. C'était moins une car aussitôt la fameuse porte s'ouvre et la petite dame apparait, un petit sourire aux lèvres que je lui rend le moins naturellement du monde...

C'était l'époque où on payait avec des francs. Avec une pièce de 1 franc (c'est à dire pas beaucoup d'euros), on pouvait acheter une baguette de pain ou un sachet de bonbons bien rempli.
Je me souviens qu'un jour, une éléve de l'école avait acheté pour 10 francs de bonbons. Je ne vous raconte pas la taille du paquet de bombecs, ni l'évènement que cela fut dans la cour de récré! Je crois que pendant longtemps j'ai rêvé d'avoir entre mes mains un tel monticule de friandises. Il paraissait inépuisable, tout comme "Nénette" d'ailleurs. Au final, le paquet fut rapidemment dévoré et quelques années plus tard, j'appris avec peine que "Nénette", elle aussi, avait rendu l'âme.

Un sacré personnage donc que la Nénette! A sa manière, elle aura participé à l'éducation de plusieurs générations de petits gourmands : Apprendre à traverser la route pour arriver jusqu'à son échoppe, savoir compter pour payer ses bombecs, résister à la tentation (et délivre nous du mal!) sous peine de prise la main dans le sac, partage du butin en famille en ayant pris soin de s'en fourrer un de plus au fonds du gosier, etc.

Nénette avait 2 soeurs qui elles aussi faisaient dans le commerce. La triplette formait le gang des soeurs DOUGUET ! L'une d'elle tenait une crêperie (spécialité locale) et l'autre un bar tabac (autre spécialité locale) plus bas dans la même rue. J'y ai fait mes armes (médiocres) au baby foot, j'ai du y boire mon premier "monaco" et peut-être bien fumé ma première clope...