dimanche 18 mai 2008

Accouchement J- 20 : "La Yogattitude"



Bon j'avais voulu rester discret à ce sujet jusqu'ici mais pour vous raconter l'anecdote suivante il me faut vous en dire plus.

D'ici moins d'un mois ma petite famille va s'agrandir avec l'arrivée d'un troisième enfant!

Aussi, pour être le plus zen possible lors de l'accouchement, ma femme a décidé de prendre des cours de Yoga, de faire des séances d'acupuncture et de se gaver d'homéopathie. Moi perso je ne suis pas trop dans le trip, mais au final je pense que l'idée est bonne. Tout d'abord parce qu'au regard des accouchements précédents, je pense que la capacité à se maîtriser et à se détendre est très importante pour vivre au mieux ce moment intense. Ensuite parce qu'au fur et à mesure que le grand moment se rapproche, je sens monter une certaine tension, ce que je comprends parfaitement.
Là où ça se complique c'est quand, il y a quelques semaines, ma femme me demande de venir à une séance Yoga femmes enceintes spéciale conjoints. Évidemment en mari attentionné j'accepte de suite. Pas spécialement ravi, mais cela m'intéresse et puis cela me semble loin...
Le temps passe et un soir de cette semaine, au retour du travail, elle me rappelle tout sourire que le cours de Yoga avec les papas c'est pour aujourd'hui. Bien entendu, j'avais complètement oublié et, une fois n'est pas coutume, j'avais une montagne de travail pour préparer un cours bien chiant que je donnais le lendemain. Coup de pression énorme pour le papa modèle. Je ne vois pas comment je vais pouvoir sereinement gérer les 2 affaires. Naturellement le choix s'impose et je décide d'accompagner ma femme.
Je suis toutefois contrarié de ne pas avoir anticipé mon travail et inquiet de me ridiculiser le lendemain devant mes collègues. Je suis énervé après moi-même mais bien entendu tout le monde en profite car je suis généreux.
J'arrive donc au cours de Yoga dans un état de stress certain, la mine renfrognée. Nous sommes les premiers. Mme Danielle qui doit approcher la soixantaine nous accueille. Elle a de longs cheveux, porte un collant de sport noir, un large tee-shirt, et elle est pieds nus. On est dans le cliché de la prof de Yoga. Elle est charmante, sa voix est douce et calme et son sourire éclaire son visage. Je redescend déjà en pression.
Les autres participants arrivent dans la salle. Il y a 3 autres couples. Chacun s'assoit en tailleur sur des rectangles en mousse posés sur des tapis de sol pour faire de la gym. Mme Danielle nous demande de nous présenter.
Elle en s'adressant à moi : "Et toi Olivier, peux-tu partager tes impressions sur les 2 accouchements que tu as déjà vécu?"
J'ai l'impression d'être à une réunion d'alcooliques anonymes en plus décontract.
D'un naturel bavard je me lance. J'exprime le sentiment d'avoir assisté à un moment extraordinaire mais de m'être parfois senti impuissant pour aider ma femme à mettre au monde mes 2 enfants. Je fais assez bref pour ne pas raconter trop de conneries et ne pas foutre la honte à ma femme devant ses copines du cours.
Réponse rassérénante de Mme Danielle : "Tu sais Olivier, c'est déjà très important d'être là, juste présent à côté, comme un roc solidement ancré sur lequel ta femme peut se reposer". Merci, merci! Elle a raison, c'est sincère mais ça sent quand même un peu le compliment pour type à la ramasse.
Le gars d'après, lui , nous explique qu'il a un très bon souvenir et qu'il a assuré comme une bête! Putain l'enfoiré! Il avait l'air plutôt sympa et cool et il se la ramène tout fiérot genre "moi, c'est simple les mecs, je maîtrise". Direct je prends un coup dans les dents. Je me dis que ma femme aurait peut-être rêvé d'un pro de ce genre à côté d'elle plutôt qu'un glandu à moitié impuissant (enfin je m'entends). Il me casse ma baraque à frites ce con! En même temps je me dis qu'il devrait y aller molo le suffisant quand il raconte fier comme un Pape les accouchements magnifiques de sa première femme...
Les autres sont des "primipares" et ne la ramènent pas du tout. Parmis eux, il y a une sage femme enceinte qui a passé toute la soirée avec un sourire béat genre c'est super cool mais j'ai un peu fumé la moquette quand même! Et moi, à la longue ça m'énerve un peu le sourire béat.
Bon bref, nous voilà partis pour une bonne heure et demi de détente, de conseils pratiques sur la respiration, d'exercices d'étirements à deux sur des énormes ballons, de simulation de l'accouchement, etc.
J'ai finalement passé un moment très agréable qui me sera sans doute utile pour aider ma femme quand les choses sérieuses vont commencer. J'ai baillé à m'en décrocher la mâchoire lors de la séance de relaxation. Comme je découvrais le truc version voyage intérieur, j'ai juste failli éclater de rire à quelques reprises notamment lorsque Mme Danielle nous demandait de nous détendre les gencives et l'oreille interne. J'avoue que je n'ai pas réussi à aller aussi loin dans le concept et il s'en est fallut de peu pour que je rompe l'imposant silence ambiant!
Au final, j'ai été très heureux de partager ce moment de préparation et de détente avec ma femme. Moins heureux quand de retour à la maison j'ai du me mettre au travail alors qu'elle filait au lit, zen...
A moi le zen m'avait fait un pied de nez... (je sais c'est naze)
Ma nuit a donc été courte (en guise d'entraînement), et ma journée de cours du lendemain plutôt éprouvante (j'ai serré les gencives!) mais l'essentiel est ailleurs, n'est ce pas?
La suite au prochain épisode, si je trouve le temps...

dimanche 20 avril 2008

Hélléniquetamère... rien à voir


Et oui, cette anecdote se déroule encore dans ce magnifique pays qu'est la Grèce. Je sais, je sais, je varie peu les plaisirs... mais quand on aime, on ne compte pas.
J'aime tellement ce pays qu'à l'occasion de mon dernier séjour là bas, j'ai bien failli y rester.
Le piège culinaire dans lequel je m'étais lamentablement vautré à l'occasion de mon voyage de noces n'est alors qu'un lointain souvenir.
Quelques années ont passé, le jeune mari gourmand et écervelé est devenu un jeune père de famille veillant sur deux adorables loustics de 3 et 1 an (à l'époque des faits).
Direction ce havre de paix en quête de détente et de repos. Bien entendu, tout cela se mérite.
A bien y réfléchir, la fatigue liée au voyage nécessite à elle seule les 15 j de vacances au soleil. Car voyager avec 2 jeunes enfants c'est une véritable épreuve composée de sacs et d'enfants trop lourds à porter, de couches débordantes, de pauses pipi dans des toilettes dégueulasses, de BN écrabouillés, de doudous égarés, de moultes tâches sur tee shirt, de bruyantes chamailleries et autres roulages à terre qui se terminent par des pleurs bruyants et autres réjouissances. Honte de rien! Pour nous, le calme (endormissement des enfants) arrive 15 minutes avant la fin d'un voyage (voiture+train+bus+avion+avion) qui aura duré près de 16 heures... Après un tel périple, l'état des troupes n'est pas reluisant. Un peu comme si en douze heures de temps la famille Duquesnois s'était métamorphosée en famille Groseille à sandales...
Heureusement, nous sommes merveilleusement accueillis par notre adorable couple d'amis franco (lui) grecque (elle).
Je vous fais un bref résumé des vacances : soleil et accueil ultra généreux, paysages magnifiques, mer et nourritures délicieuses, ambiance relax, conduite fun, apéros et barbecues+++, j'en passe et des meilleures... Les vacances de rêve !
Arrive le pénible moment du retour. Nos amis qui ont passé l'été là bas rentrent également en France en même temps que nous. C'est dur de quitter ce pays mais ça l'est encore plus pour notre amie qui laisse derrière elle ses parents et sa famille. Pour cela, elle aspire à un peu de calme et d'intimité. Grâce à moi, elle va être servie!
Tout ce beau monde est réuni dans l'aéroport bondé car c'est le grand départ. Il fait très chaud, j'ai rendu la voiture de location à l'autre bout de l'aéroport. Nous faisons la queue patiemment en essayant de ne pas perdre nos enfants qui courent partout, ni nos affaires qui traînent derrière nous. La tâche n'est pas aisée. Nous profitons d'un instant de répit, pour vérifier nos billets et nos papiers. C'est étrange mais nous ne trouvons pas le portefeuille de ma femme qui contient sa carte d'identité et celles des enfants. Nous cherchons mieux. Rien. Je suis parfaitement calme BORDEL DE CUL DE POMPE A MERDE!!!!! Nous fouillons à nouveau, toujours rien. Les enfants sautent dans tous les sens et se font copieusement engueuler. La chaleur est accablante, le contenu de nos sacs est à présent éparpillé à terre tout autour de nous. Pas de trace de ce fichu portefeuille. En bon mâle dominant, je n'arrive pas à retenir les reproches destinés à ma femme qui ne sait pas ce qu'elle fait de ses affaires! Bonne ambiance. De mon côté, je suis sûr de ne rien avoir oublié dans la voiture que j'ai méticuleusement inspectée avant de la rendre. La tension monte sérieusement et le verdict est limpide : quelqu'un a profité de la cohue pour nous voler nos papiers. Notre amie grecque alerte des policiers qui patrouillent mais quand arrive notre tour à l'embarquement la sanction tombe. Pas de papiers d'identité = pas de carte d'embarquement. J'explique que nous voyageons en famille que j'ai de jeunes enfants. Nada, rien, peau de zob! Le type n'a absolument pas le droit de nous laisser partir. Il me dit que nous pourrons prendre un autre vol après avoir fait des démarches auprès de l'ambassade. Il me précise ensuite que les prochains vols disponibles sont dans 10 jours! Je me dis qu'on n'a vraiment pas de bol d'être tombé sur le seul grec qui sous ses airs sympathiques s'avère être aussi rigide qu'un agent de la Stasi. J'ai très chaud, mon cerveau est en ébullition, j'en veux à la terre entière et à ce connard de pickpocket grec qui nous a foutu dans cette panade. Mon sens de l'humour s'est envolé à des années lumières (je doute même qu'il a un jour excité) et j'ai l'impression que tout le bénéfice des vacances s'est définitivement échappé.
Au final, grâce à l'intervention énergique de notre amie grecque le type de l'embarquement (qu'elle connaît!) cède et accepte de transgresser la loi. Il nous donne nos billets et nous promet d'être présent au contrôle final où il faut à nouveau montrer ses papiers pour pouvoir embarquer. Reste qu'à Rome où nous devons faire escale, il nous faudra encore montrer patte blanche. Mais chaque chose en son temps.
Avec tout cet énervement et ce stress, notre amie n'a pas vraiment pu dire au revoir à sa famille. Sympa la famille boulet!
Nous sommes dans la salle d'attente où la file qui mène au dernier contrôle avant l'embarquement se réduit a vitesse grand V. Il y a moins de 10 personnes devant nous mais notre nouvel ami de la compagnie aérienne n'est pas là pour nous laisser passer. Cette affaire commence à sentir le pâté à l'ouzo... Nous nous attendons à de nouvelles complications quand soudain nous apercevons le type en question arriver à toute berzingue, tout sourire, en brandissant dans sa main le portefeuille rouge de ma femme!!! Ça ressemble à un Surprise Surprise sauf qu'on est pas des stars. Bien joué Nikos, mais on a quand même frôlé l'attaque!
Immense retombée de stress, cris de victoire à peine étouffés, embrassades et l'impression de se réveiller après un sale cauchemar ou une ultra mauvaise blague.
La suite du voyage est un peu plus calme mis à part une belle course contre la montre à Paris entre l'aéroport et la gare pour sauter dans le train 1 min avant son départ...
Maintenant, pour la petite histoire il faut que je vous précise que le portefeuille n'avait pas été perdu par ma femme, ni volé, mais bien oublié par MOI dans la voiture de location et retrouvé par les policiers qui ont fait l'effort d'aller vérifier...
Shame on me
Comme un acte manqué. Je ne voulais tout simplement pas rentrer.
D'ailleurs, j'y retournerais bien à nouveau pour me la couler douce.


Morale de l'histoire : En France et sans papier on te ramène manu militari dans ton pays d'origine. Sans papiers à l'étranger tu ne peux pas rentrer chez toi...

Va comprendre Charles!

jeudi 10 avril 2008

This is good music

Votre serviteur reviens faire un petit tour par ici pour vous faire partager ce fort sympathique morceau - Little Bit of Feel Good - signé Jamie Lidell. Bonne humeur et groove garantis.
Sinon vous ça va?
Musicalement votre.

mardi 11 mars 2008

Panne sèche ou chronique d'une mort annoncée?


L'année 2008 commence bien doucement dans cet espace où vous me faites le plaisir de passer et de me lire. En 2007, j'avais pondu de nombreux post plus ou moins réussis. C'était le commencement, euphorique. Mais aujourd'hui, la source semble s'être tarie et je ne sais ni vraiment pourquoi, ni pour combien de temps. Peut-être en ai-je déjà assez de vous parler de moi, de mes souvenirs? Pourtant, j'ai aimé ces échanges, j'ai été ravi de lire et aussi de répondre à vos commentaires que je n'imaginais pas pouvoir être aussi nombreux... Merci à vous.

Il n'y a évidemment aucune ambition derrière cette démarche personnelle si ce n'est de poser des mots sur des choses vécues, si possible avec humour et/ou nostalgie. Mais bizarement, cela m'embête de laisser cet espace vide. Je m'y étais attaché. Bon, vous me direz qu'il est mieux vide que mal rempli et vous aurez raison. J'ai peut-être fait le tour de ce que j'avais à dire de moi tout haut et je n'ai pas envie de passer à autre chose? Je ne sais pas.

Du coup, je laisse venir et j'espère que l'inspiration me reviendra car j'ai aimé écrire ici. Je me relis, c'est marrant, je parle déjà au passé...
Sinon, je ne vous avais pas dit mais Nénette est morte il y a peu (merci Ronan). J'ai du lui porter la poisse! Fin d'une époque.

Quant à moi, je ne suis point mort mais juste au point mort, enfin j'espère...

jeudi 28 février 2008

Se mettre à nu pour la chaîne de l'amitié

Je remercie ici Aude de Nectar du Net et Hervé aka Valvert qui ont gentiment pensé à moi pour que je vous dévoile 6 trucs tics habitudes anecdotes sur ma petite personne. Evidemment, je me suis efforcé de répondre sincèrement :

Vous allez vous rendre compte que ma vie est très trépidante...

1/ Je n'aime pas les chaînes.

2/ Je regarde peu la télé, mais j'aime beaucoup la Nouvelle Star.

3/ J'ai refusé de faire ma communion. Belle connerie au regard de tous les cadeaux qui me sont passés sous le nez!

4/ J'ai obligé mon petit frère à piquer des bonbons dans des supermarchés pour me les filer ensuite. Il m'en reparle encore le pauvre.

5/ Je me lave toujours les dents après le petit déj' mais avant de me doucher. Je sais je sais, c'est passionnant!

6/ Je ne pleure presque jamais en regardant un film. Mais j'ai chialé comme une madeleine à la fin de Titanic...!!!???

Je refile le bb à Shakti, Kallisté, Fanette, Frenchmat, Sauvons la Terre et Blog de mec si ils veulent bien se prêter au jeu.

mercredi 13 février 2008

Chez "Nénette"

J'aime beaucoup les bonbons.

Pendant mon enfance, ma mère a toujours surveillé ma consommation de sucreries. Aujourd'hui qu'elle n'est plus derrière mon dos, je rattrappe le temps perdu et je machouille de la gomme en tout genre (ou presque!). L'autre soir en dégustant un paquet de Haribo devant l'ordi (j'ai arrêté de fumer je ne vous ai pas dit?), je me suis souvenu d'il y a longtemps.

Devant l'école primaire où j'ai appris tant de choses que j'ai oubliées, il y avait un "bar boulangerie épicerie". Aujourd'hui, cet étonnant mariage commercial n'existe quasiment plus, même en Bretagne! La petite boutique était juste en face de la sortie de l'école. Il n'y avait qu'à traverser la rue sur le passage piéton, grimper quelques marches, pousser la vieille et lourde porte vitrée, et on entrait dans cet endroit particulier, un tintement de clochette signalant votre arrivée.
La tolière s'appelait "Nénette" de son vrai nom Mme DOUGUET. Elle me paraissait plutôt âgée et elle s'occupait seule de son "pluri commerce". Je n'ai jamais su si elle était veuve ou vieille fille. Elle portait une blouse de travail décorée de motifs à fleurs dans les tons vieux mauve ou vieux bleu, ainsi que d'antiques lunettes à large monture derrières lesquelles on apercevait à peine ses yeux. Elle était toujours un peu trop maquillée avec beaucoup de rouge aux joues. J'ai toujours été persuadé qu'elle portait une perruque et celà suffisait à me foutre les chocottes. Nénette sans sa moumoute ça ne devait pas être beau à voir! En fait, je suis sûr qu'elle était gentille mais son accoutrement et son air sévère impressionnaient les marmots qui auraient voulu s'attaquer à son magot.

Car dans ce lieu à la décoration vieillotte, où se mélangeaient les genres et les odeurs, il y avait un véritable trésor pour les gourmands de friandises. Dans de grands bocaux en verre, elle donnait en spectacle à nos yeux d'enfants des stocks considérables de fraises tagada, de bouteilles de coca, des colliers de bonbons, de sucettes, de planètes, de rouleaux de réglisse, de Treets, de carambars, de schtroumph, de malabars, de buble gum, et j'en oublie tant d'autres! Une multitude de goûts, de couleur, de formes dansaient sous nos nez et nous faisaient saliver.

Quand ma mère me chargeait d'acheter le pain, elle me laissait parfois la posibilité de choisir quelques bonbons avec les centimes restants. Quelle joie! Mais aussi quelle torture de n'en sélectionner que quelques uns, puis de devoir les partager avec mon frère et mes soeurs. Si vite engloutis aussi.

Et comment résister à la tentation de s'en fourrer plein les poches puis de ficher le camp à toute berzingue? C'était mal connaître Nénette!
J'ai le souvenir d'être rentré un jour dans la boutique et de m'y être retrouvé seul. La clochette avait pourtant bien sonné. Il n'y avait personne au bar situé sur la gauche. Un alignement de petits verres de "rouge lim" vides sur le comptoir indiquait qu'il y avait eu du passage.
Personne derrière la caisse. Un regard aux bonbons. Un grand silence (de ceux qui annoncent les catastrophes). Je m'approche sans bruit de l'eldorado coloré et sucré ... Et soudain je m'arrête, me souvenant de la fameuse vitre sans teint (à l'inverse de Nénette qui en abusait à fond) qui permettait à Nénette de ne pas trop se faire chourrer. C'était moins une car aussitôt la fameuse porte s'ouvre et la petite dame apparait, un petit sourire aux lèvres que je lui rend le moins naturellement du monde...

C'était l'époque où on payait avec des francs. Avec une pièce de 1 franc (c'est à dire pas beaucoup d'euros), on pouvait acheter une baguette de pain ou un sachet de bonbons bien rempli.
Je me souviens qu'un jour, une éléve de l'école avait acheté pour 10 francs de bonbons. Je ne vous raconte pas la taille du paquet de bombecs, ni l'évènement que cela fut dans la cour de récré! Je crois que pendant longtemps j'ai rêvé d'avoir entre mes mains un tel monticule de friandises. Il paraissait inépuisable, tout comme "Nénette" d'ailleurs. Au final, le paquet fut rapidemment dévoré et quelques années plus tard, j'appris avec peine que "Nénette", elle aussi, avait rendu l'âme.

Un sacré personnage donc que la Nénette! A sa manière, elle aura participé à l'éducation de plusieurs générations de petits gourmands : Apprendre à traverser la route pour arriver jusqu'à son échoppe, savoir compter pour payer ses bombecs, résister à la tentation (et délivre nous du mal!) sous peine de prise la main dans le sac, partage du butin en famille en ayant pris soin de s'en fourrer un de plus au fonds du gosier, etc.

Nénette avait 2 soeurs qui elles aussi faisaient dans le commerce. La triplette formait le gang des soeurs DOUGUET ! L'une d'elle tenait une crêperie (spécialité locale) et l'autre un bar tabac (autre spécialité locale) plus bas dans la même rue. J'y ai fait mes armes (médiocres) au baby foot, j'ai du y boire mon premier "monaco" et peut-être bien fumé ma première clope...

lundi 28 janvier 2008

Les dieux du ballon

Cette vidéo de foot freestyle que je viens de découvrir est carrément bluffante. J'hésite entre admiration absolue et scepticisme, mais ça vaut le coup d'oeil même pour les non amateurs!

vendredi 18 janvier 2008

Demain c'est décidé j'arrête


Bon c'est décidé, je vais arrêter la clopinette.
Ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête mais courageusement, je repoussais l'échéance.
2008 it's time to stop.

Je m'explique, je dis "clopinette" parce que je ne suis pas un gros fumeur. Et c'est bien là le problème, j'en ai peur.
En fait je fume 3 ou 4 cigarettes par jour. Elles entourent mes repas, et je les apprécie ces clopes. "Ce qui est rare est cher" disait ma grand mère. Aussi en fumant peu, je suis dans le plaisir, je déguste, je me détends. Plus jeune quand j'étais étudiant, je fumais beaucoup plus et j'arrivais parfois à des phases de dégoût. J'étais dans l'excès, je fumais comme un étudiant stressé (de ne pas avoir ses exams ... faute de travail!). J'atteignais ainsi régulièrement un stade où naturellement, je me disais STOP! Mon corps me réclamait une pause santé.

Aussi, j'arrêtais sans trop de mal. Une pause, comme une respiration d'air pur où je reprenais mon souffle. Mais je ne suis qu'un Homme. Et l'Homme a des faiblesses, n'est ce pas? Ma belle volonté s'effritait donc après quelques mois, puis hop je replongeais doucement, accélérant le rythme inconsciemment, tirant sur le filtre de plus en plus intensément, pour finir accro du mégot. Je m'enfumais les poumons à plein gaz, jusqu'à ce que petit à petit mon corps me rappelle à la raison. Et ainsi de suite.

Ma grand mère (décidément) disait aussi que "La vie est un éternel recommencement". A l'heure où je réalise doucement que je vieilli (elle aussi et je l'embrasse au passage), je me dis qu'il faut que je réussisse à sortir définitivement de ce cycle vicieux. Car il se pourrait bien que la théorie de l'éternel recommencement ait une fin (thème à méditer pour le Bac Philo).

Ce qui m'inquiète c'est que je ne suis pas écoeuré de la cigarette car ma consommation est aujourd'hui raisonnable. Foutaises! Je me cache sous un écran de fumée. C'est bien à ma raison que je dois faire appel pour arrêter (pas pour fumer peu) car mon corps ne m'aidera pas cette fois ci. Pas avant qu'il ne soit trop tard et qu'il ne s'essouffle pour de bon... Sait-on jamais.

Comme le rappellent les indications sur les paquets de cigarettes, les saloperies que j'aspire pourraient bien me ficher par terre un de ces quatre. Et quand on ose regarder de plus près ce que les manufacturiers de tabac rajoutent dans ces tiges, on se demande finalement comment cela est autorisé. Mais de qui smoke-t-on? Je sais ça ne sert à rien de s'énerver, je m'époumonne... L'expression "Se faire enfumer" prend ici tout son sens.

Et puis il y a quelques temps déjà, j'ai promis d'arrêter à mon petit gars. "Il faut tenir ses promesses"... C'est ce que je lui raconte pour lui apprendre les choses de la vie. Honte sur moi. Faites ce que je dis... Il faut que j'arrête avant qu'il ne me fasse la leçon! Et puis un papa la clope au bec, c'est franchement pas classe.

Me voilà face à mes contradictions. Je vais essayer de me passer de cette cochonnerie à jamais ("Il ne faut jamais dire jamais" disait ma grand mère!) pour ne pas finir clopin clopant un tuyau dans le pif avec la bouteille d'oxygène comme seule amie.

Sur ces paroles guillerettes je vous souhaite bien le bonsoir et je tâcherais de vous tenir informé des évolutions de ce difficile combat, si toutefois je suis à la hauteur.
Ça va être chaud, j'arrête tout seul comme un grand, mais je pense pouvoir réussir ce coup fumant...

PS / Faire attention à ma ligne grâce aux conseil diététiques de l'ami ledretch

vendredi 28 décembre 2007

Visite chez la Dermato

Il y a quelques jours, j'ai effectué ma première visite chez le dermatologue pour faire vérifier mes grains de beauté dont la nature m'a copieusement arrosé l'enveloppe corporelle.
J'arrive à l'heure, ce qui n'est pas le cas d'une jeune femme qui arrive après moi. Elle se fait proprement mais fermement remettre les pendules à l'heure par le médecin.
La dermato (c'est une femme) : "Je vous ai attendu, vous aviez RDV à 9h00 Mlle Truc, reprenez RDV un autre jour".
Bon, rien d'anormal, mais dans le ton et les propos on sent que ça ne rigole pas du tout!
Quelques minutes plus tard, c'est à mon tour. Pour le coup, elle est un peu à la bourre. Je me garde bien de le lui faire remarquer...

S'en suit un petit entretien introductif au cours duquel je lui raconte les antécédents familiaux qui expliquent ma visite. Puis elle prend le contrôle :

Elle : "Vous avez pris des coups de soleil?"
Réponse idéale : "Jamais, depuis ma tendre enfance je sors dans une combinaison intégrale anti-uv car mes parents ne voulaient pas que je meure d'un cancer de la peau"
Moi : "Oui cela m'est arrivé bien sûr, mais qui n'en a jamais pris?"
Elle est con sa question, non?

Elle : "Vous vous protégez?"
Comme elle est également vénérologue la madame, je me dis qu'elle vient de se planter de question...
Moi pensant faire la réponse idéale : "Je mets systématiquement (mensonge) de l'écran total"
Elle (me coupant presque la parole) : "Ça n'existe pas l'écran total, aucune crème ne protège totalement du soleil (pauvre naze de patient inculte)" .
C'est clair, elle n'est pas aimable. Elle a une tête à manger des gâteaux secs, et une belle faculté à faire culpabiliser!

On termine l'entretien (je devrais dire l'interrogatoire) préalable à l'inspection de mon corps.

Elle : " Déshabillez-vous"
Moi : je ne dis plus rien.

On passe donc aux choses sérieuses.
J'exécute méthodiquement, je prends mon temps comme pour retarder le moment où je vais me retrouver en caleçon / chaussettes devant elle.
Bon j'enlève les chaussettes, j'ai déjà l'air un peu moins con! Elle me tourne toujours le dos, visiblement très occupée à remplir mon dossier ou à faire des Sudoku. Je suis là, debout, planté comme une endive dans un silence absolu. Je me demande s'il faut que j'enlève mon caleçon. Ben oui, j'ai aussi des grains de beauté dans cette zone là! J'hésite, je n'arrive pas à trouver comment je pourrais bien lui demander cela. Je guette un indice de sa part. Nada, rien, que dalle. Au final, je n'ose pas demander, je ne suis pas à l'aise du tout. J'ai l'impression qu'elle aime bien ça de laisser ces couillons de négligents de patients qui ne pensent qu'à se dorer la pilule, à poil devant elle, mal à l'aise dans un grand désert sonore. Elle finit par se retourner. Elle me regarde, je m'attends à une remarque cinglante et désagréable du style : "Allez mon petit, faut pas avoir peur, on enlève tout!". Je me sens comme un petit garçon tout nu devant le médecin scolaire dans l'air glacé d'une salle de classe mal chauffée, avant de se faire palper les "rouleaux" pour vérifier qu'ils sont bien descendus.
Apparemment la situation lui convient ainsi.
Je m'allonge, elle m'examine, sans un mot. Il faut dire que j'en ai un paquet de grains de beauté. Ça doit l'emmerder, pas facile de s'y retrouver parmi ce champs de mine. Elle ne me cause que pour me dire sèchement de me tourner pour lui faciliter l'accès à des zones ombrageuses. Bonjour l'ambiance. Viens la question que je redoutais : "Vous en avez sur les parties génitales?". J'ai bien envie de lui répondre : "Viens regarder cocotte, n'aie pas peur de soulever le calebut, elle ne va pas te sauter à la gueule!". Aucun risque en effet...
Bref, l'inspection se termine, je me rhabille rapidos et m'installe pour un debriefing dans son bureau. Elle souhaite me revoir dans 6 mois pour un contrôle, pour observer l'évolution des tâches marron qui ornent mon corps. L'information me met en joie, vous imaginez. Le dentiste à côté m'apparaîtrait presque comme une partie de plaisir.

Je prends mon courage à deux mains et je lui pose une question pour la route : "Vous pouvez me dire quels grains de beauté je dois surveiller en priorité?"

Elle : "Ceux que j'ai mesuré" !!!!
Sympa la réponse, elle m'en a inspecté une bonne vingtaine, notamment dans le dos! Comment veux-tu que je m'y retrouve!

En fait, je ne sais pas si elle est compétente la spécialiste, mais la dimension humaine lui a totalement échappé. Je ne m'attendais pas à une scéance de massage, mais juste à un brin d'amabilité, de pédagogie et à être un peu rassuré. Rien de tout cela bien au contraire.

Moralité : Si en matière de crème solaire, l'écran total n'existe pas, entre la dame médecin et moi, j'ai au contraire bien senti sa présence. Mon sourire rayonnant en a fait les frais. Comme si elle avait pulvérisé une sorte de film ultra protecteur résistant à la chaleur humaine, et laissant flotter dans l'air un fluide plutôt glacial...

vendredi 21 décembre 2007

Message à caractère informatif

Je n'ai pas pu résister à la sélection d'un nouvel extrait de ce petit bijou intitulé "Carnet de note". Je suis plié à chaque écoute! J'adore presqu'autant que la choucroute! En cette période de fin de trimestre, certains parents apprécieront!!
Et bon week end les amis

vendredi 14 décembre 2007

Parade nuptiale ou un melon gros comme ça

C'était à l'occasion de mon voyage de noce. Nous nous sommes échappés en Grèce, ce magnifique pays que nous apprécions tant. Au programme, la découverte de deux îles des Cyclades. La première est très éloignée d'Athènes et peu fréquentée. Elle est magnifique et répond au doux nom d'Amorgos (quelques scènes du Grand Bleu y ont été tournées). Ensuite ce fut Paros, plus grande, plus touristique et moins charmante que la première.
Pour un séjour romantique, rien de mieux que la Grèce (antique)...
Et qui dit voyage de noce dit dîner aux chandelles en tête à tête. Nous y voilà.

Un soir, nous partons dîner dans un joli restaurant où nous nous régalons de tzatziki, de souvlaki, de kothropita, de moussaka et autres délices locaux. Nous sommes dehors, il fait bon, nous sommes beaux (surtout elle), les bougies vacillent sous de légers souffles d'air marin. Le bonheur absolu!

Arrive le choix du dessert. Pour moi c'est vite décidé car ma curiosité a été éveillée par d'énormes coupes colorées que j'ai aperçu sur certaines tables environnantes. Je demande toutefois des précisions au serveur qui m'explique que ce sont des "Melon surprise". D'habitude j'suis pas chaud sur le melon (et botte de cuir). Mais comme vous sans doute, j'adore les surprises. Banco, je sens que ce dessert est fait pour moi. Le serveur me précise que c'est un dessert pour deux, minimum. Ma femme ne semble pas séduite par la vulgaire énormité de ce dessert à partager. Elle a choisi quelque chose de plus fin et de plus discret. Ça lui ressemble bien. Le serveur me précise à nouveau que c'est du lourd, du king size, et que pour une personne ça risque de faire beaucoup. Qu'à cela ne tienne mon coco, tu es bien aimable, mais en face de toi, tu as celui qui se surnomme lui même "MisterSuperOlive", le seul, l'unique, capable de toutes les excentricités pourvu que le jeu en vaille vraiment la chandelle... Et pour le coup, le jeu est bigrement attractif! Je vous rappelle : voyage de noces, lune de miel et tutti quanti! Fais péter le dessert énorme Nikos, ça m'agace *. Tu vas voir de quel bois je me chauffe l'ami, j'ai de qui tenir (spéciale dédicace à mon papi Marcel dont je vous reparlerai sans doute un jour).
La belle assurance du jeune tourtereau en pleine parade nuptiale...

Le dessert arrive enfin. C'est un demi melon grec dont la chair est pâle mais sucrée et qui a presque le volume d'une pastèque. Lequel melon est rempli d'une dizaine de boules de glace aux parfums variés, recouvertes d'une montagne de crème chantilly. J'ai un doute quant à la présence d'un quelconque alcool pour arroser le tout. Toujours est-il que de près c'est assez impressionnant, malgré un évident manque de délicatesse. Un instant, je me dis que j'ai peut être fanfaronné un peu fort auprès du serveur, illustrant ainsi la célèbre arrogance du touriste français. Il nous quitte, un léger sourire aux lèvres. Aller hop, c'est parti, j'attaque la montagne par la face nord, méthodiquement, bien décidé à faire place nette.
Bon, j'ai mis un peu de temps mais je lui ai fait sa fête au "Melon surprise". Je suis fier comme un Pape, j'ai réussi ce défi idiot que je me suis auto lancé. En même temps je n'aime pas gâcher. Je m'autocongratule encore à coup de caresses sur la panse quand le serveur, quelque peu ébahi, vient constater que ce couillon de frenchy a ingurgité seul l'intégralité du monticule glacé. Je surprends un regard de sa part autour de la table pour vérifier qu'il n'y a pas eu de gaspillage. Rien de tout celà bien entendu. J'attends ses félicitations et l'annonce de l'homologation au Guiness Book. Hé mec, "I kill the Melon!" lui dis-je. En guise de réponse, il glisse un sourire compatissant à ma femme.
Nous quittons le restaurant et je commence à douter de l'effet séduction de ma stratégie. Je me sens lourd, mon estomac pèse une tonne, j'ai l'impression d'avoir mangé une enclume et le marteau avec. Ma démarche, comme le dessert, manque à présent d'élégance. Je pressens que je vais avoir du mal à me tortiller sensuellement auprès de ma belle.
Infaillible mais tardive intuition masculine...
Ben oui, j'avoue, j'ai été malade comme un chien. A trop vouloir faire le beau, j'ai passé ma nuit sur les toilettes à dégobiller ma connerie et mon stupide orgueil d'imbécile heureux. Une véritable débâcle! Le lendemain matin, après avoir bousillé le sommeil réparateur de ma douce, j'essaye de faire bonne figure. Je lui explique que j'ai été victime de l'héréditaire fragilité de mes organes digestifs. Ce n'est pas très glamour au réveil, je vous l'accorde, mais je cherche des explications à ce véritable désastre. Évidemment, elle est plus que sceptique, pour ne pas dire estomaquée par tant de mauvaise fois. Je frémis lorsqu'au petit déj', j'aperçois sur le buffet une assiette de melon qui semble me narguer genre c'est moi le plus fort. J'essaye de faire bonne figure mais j'ai le même teint vert pâle de cette saloperie de melon. Je propose avec le plus d'entrain qu'il m'est possible une excursion à la découverte des charmes cachés de cette île. Je suis encore "border line" mais ça va le faire, essaye-je de me convaincre.

Je conduis la voiture de location sur les petites routes tortueuses d'habitudes si amusantes. Bon je ne vous fais pas un dessin, mais le deuxième effet "melon surprise" (dont je redoutais l'existence) arrive très rapidement. Juste le temps pour moi de me garer en vrac au bord de la route, de passer la tête par la fenêtre et... je repeins la portière. Grande classe, distinction, élégance, raffinement, voila les qualificatifs qui me caractérisent le moins bien dans l'instant.

Retour à l'hôtel, penaud, livide. Direction le lit pour une journée méditation sur les thèmes : "Sans maîtrise, la puissance n'est rien / Vaut-il mieux être raisonnablement excessif ou excessivement raisonnable? / Je refuse, j'use ou j'abuse? / Se méfier des gros melons ..."
Et ce saloupiot de serveur qu'aurait quand même pu me prévenir!

Bref, une bien minable parade amoureuse.

Moralité : "Melon surprise killed me!" ou la vengeance est un plat qui se mange (puis se vomit) froid!

* A ne pas confondre avec le célèbre Star Académicien...

mardi 11 décembre 2007

Mieux que Martine!


A l'heure des Martine Cover Generator et autre gaudrioles bande dessinesques trouvées sur le web, voici ce qui se fait de meilleur en version originale.
Vous ne rêvez pas, ce titre "Les 4 As et la saucisse volante" n'est pas un détournement à ma sauce, mais bel et bien le titre d'un véritable épisode relatant les aventures rocambolesques de 4 jeunes gens! J'avais gardé ça au fond de ma mémoire car je crois bien que je l'ai lu cet album dans ma jeunesse!
Ça m'est revenu un soir comme une illumination. Pour une fois j'ai gardé ça pour moi, ne souhaitant pas passer pour un gugus en demandant autour de moi si quelqu'un avait déjà lu cette BD... au cas où elle aurait été le fruit de ma seule imagination! J'ai ensuite vérifié l'existence de ce chef d'oeuvre dont voici la couverture. L'histoire ne dit pas à quoi carburaient les auteurs, mais il faut leur reconnaître un talent créatif certain pour l'originalité de ce titre.
Il se pourrait bien que je le relise (si je le retrouve) et que je vous en fasse un petit résumé, ou pas!

dimanche 2 décembre 2007

Le voyage organisé ou la touriste attitude


Je ne suis pas un aventurier.
Quand il s'agit de partir en vacances, je tiens à mon petit confort. Pas adepte du grand luxe (ni forcément les moyens d'ailleurs) mais il me faut un minimum. Pas du genre à faire un tour du monde le sac au dos, gourdasse aux fesses, sandales aux pieds, Quechua en bandoulière. Même plus jeune, j'ai toujours eu un petit côté pépé que j'essaye d'assumer.
Bon, toujours est-il que quelques années en arrière, profitant d'une extraordinaire promotion d'après saison séduisant mon maigre budget d'étudiant, je réserve avec ma miss un voyage organisé en Turquie. On est au mois de septembre, je ne suis pas à la repêche, c'est Byzance!

Je vous l'accorde, à 22 ans le coup du voyage organisé, ça manque un peu de fun, mais bon, nous y voilà.
Aéroport de Nantes. C'est l'attente du charter qui doit nous amener en terre promise avec les quelques heures de retard habituelles. Notre groupe se forme petit à petit. Les vacanciers se regroupent, chacun affichant son air de rien légèrement dédaigneux. Personne n'ose entamer la conversation. On s'ignore même royalement, tout en sachant pertinemment qu'on va passer un petit moment ensemble. Les étiquettes du voyagiste sur les bagages ne trompent pas. Mais, on ne fait pas encore partie de la même famille, on n'a encore rien partagé ensemble. Faire tomber les barrières, franchir de "nouvelles frontières", il y a du boulot!
Je mesure alors la richesse de cette idée de voyage promotionnel. Un incroyable mélange des genres. Le must c'est quand même l'involontaire mais la subtile compétition vestimentaire des vacanciers en partance, catégorie "Vacances et bon goût" ! Vous connaissez l'assortiment magique : short + chemisette + chaussettes + sandales + gourmette et/ou chaîne en or + casquette. "Look voyage" qui disaient...
Un constat s'impose ensuite : notre groupe est parfaitement bancale sur le plan générationnel. Une majorité de post cinquantenaires contre deux couples de jeunots la vingtaine, cherchez l'erreur! Au programme, une semaine de vie en commun pour visiter Istambul et les principaux sites de ce pays (en bus), puis une semaine en Hôtel club au bord de la mer.

Nous avons évidemment sympathisé avec l'autre couple d'étudiants avec qui nous avons beaucoup ri du spectacle que nous ont donné nos aînés durant notre périple à travers ce beau pays.

Quelques anecdotes me reviennent.
Fou rire énorme au retour d'une soirée arrosée où un type discret et distingué qui voyage seul, allume sa clope dans le fond du bus qui nous ramène à l'hôtel et entonne une sorte de chanson paillarde à la gloire "d'Agaturk". Sauf que le Agaturk comme il dit, il n'existe pas ou plus exactement, son vrai nom c'est Atatürk (père de la Turquie moderne)!! Marrant ce décalage. Le type se lâche complètement et se trouve à l'opposé de l'image qu'il donnait jusqu'alors. La bande de pré-retraité est outrée du comportement atypique du monsieur. Ça chuchote d'indignement dans les rangs de devant. Nous on sympathise. Il est bien rock'n roll le gars. D'ailleurs, il est "médecin chiropracteur acupuncteur". Tout un programme à lui tout seul. En plus, il n'a pas de circonstances atténuantes puisque notre guide nous rebat gentiment les oreilles avec ce personnage central de la Turquie depuis le départ.
Bon d'accord, ce même soir un peu plus tôt, je m'étais laissé entraîné dans une chenille de tous les diables avec nos joyeux lurons de collègues de voyage. Ben quoi? Je fais mon possible pour m'intégrer! Cette soirée en langage marketing communication c'était un "dîner spectacle typiquement folklorique". Dans mon langage à moi, on appelle ça la fête à Dudule ou le baise couillon pour touristes.

Je passe sur les questions foireuses au guide qui se coltine un groupe dont le niveau culturel est globalement proche du néant. Pour vous donner le niveau, ça confond l'excision et la circoncision... En même temps, les glands à casquette ça n'a jamais rien compris aux histoires de circoncison!!
J'allais oublier les pauses pipi dans les magasins souvenirs d'Etat. Petite commission et emplettes pour les voyageurs. Commision aussi pour le chauffeur et le guide de la part des commerçants reconnaissants. Les affaires sont les affaires!
Visites de véritables marchands de tapis, qui suscitent l'admiration : "même qu'ils sont presque aussi beau que chez Saint-Maclou, n'est ce pas Ginette? "
Vive la "touriste attitude"!

Deuxième semaine, plus de liberté, plage, sieste, apéro, chorégraphie YMCA du club, balades en bateau sur une mer turquoise magnifique. Un joyeux melting pot franco allemand en tongs et shorts bariolés. Vive la culture bidochon!
Mais qui dit plus de liberté pour le piètre aventurier que je suis, dit également plus de risque. C'est donc à la suite d'un apéritif anisé (raki) préparé à l'eau locale que je succombe (c'est mon pêché mignon) à la célèbre Turista. Je suis scotché à mon lit, les boyaux en vrac. Loisir m'est donné de vérifier à moultes reprises le confort spartiate des chiottes à la turque, autre spécialité locale... A l'occasion d'une brève sortie de ma chambre, je croise notre sémillant ami "médecin chiro-acupuncteur" que nous avons surnommé "Agaturk". Désolé de me voir dans cet état, il se propose d'essayer "les aiguilles" comme il dit. Je ne suis pas chaud, mais au point où j'en suis, je ne vois pas bien ce qui peut m'arriver de pire. Pas la force de dire non. Rendez-vous est pris dans ma chambre. Il essaye de m'expliquer de notions de base, pour me rassurer sans doute, et conclut qu'il tente le coup mais qu'il y croit moyen. Il me plantouille un paquet d'aiguilles un peu partout à des point stratégiques et notamment entre les doigts de pieds et autour des oreilles. Ça fait un peu mal, c'est désagréable. Il me quitte car il faut attendre un peu que ça agisse. Une histoire de flux si je me rappelle bien. Mais, j'ai toujours mal au bide et je ne peux plus bouger! C'est vachement pratique l'acupuncture quand il faut que tu ailles aux toilettes (après les flux, le reflux)! A son retour dans la chambre, ma femme aura comme spectacle un mec au teint gris /vert allongé sur le plumard avec des aiguilles plantées un peu partout. Un moment elle s'est demandé si j'étais encore en vie ou si j'avais été victime d'un sorcier vaudou.
Bilan de la séance : totalement inefficace rapport à la turista, très inconfortable, mais pas du tout envie de fumer par contre!!!

A mon tour, j'ai donc été victime de la "Turistattitude". Comme pour me punir de m'être gentiment moqué de mes aînés, de leur tenues vestimentaires et de leur cruel manque de culture alors que je me trouvais à peu près au même niveau!
Moralité : Ouzo je ne boirai plus de ton eau!

PS/ Malgré tout, nous gardons un bon souvenir de ce voyage. Nous avons passé beaucoup de temps dans le bus, mais nous avons vu de très beaux paysages. Istambul qui fait le lien entre l'Asie et l'Europe est une ville d'une incroyable richesse. L'étape obligatoire à Ankara, la capitale administrative, est toutefois sans aucun intérêt. Et puis vous l'aurez compris, on s'est payé de bonnes tranches de fou rire!
Une dernière précision : ce type de voyage ne forme pas la jeunesse!

vendredi 30 novembre 2007

Message à caractère informatif

MACI - choucroute
J'avais oublié ces symapthiques détournements de vieux films d'entreprise qui passaient sur Canal+ il y a quelques années. J'ai revu celà grâce à TOPITO et je me suis régalé en regardant celui ci qui parle de la choucroute à midi! Extra, je vous laisse juger et vous souhaite un bon week-end les amis!

lundi 26 novembre 2007

Le foot école de la connerie ?


Bon c'est vrai, j'avoue, j'aime ce sport. J'y ai joué enfant et ado, puis j'ai fait une longue pause. J'ai repris il y a peu de temps, pendant 3 ans, avant d'arrêter pour de bon. Je me doute que certains on bien du mal à comprendre l'intérêt de la course en short derrière un ballon, notamment quand ledit sport se pratique en hiver sous des trombes d'eau, des averses de grêles ou autres cochonneries tombées du ciel breton (eh oui ça arrive qu'il fasse mauvais par chez moi!). Zigouiller un dimanche après-midi pour jouer au foot...

Mais j'aime ce mélange de personnes venant d'horizons, de cultures différentes, chacun avec ses qualités et ses défauts, réunis pour faire du sport et gagner contre les gars d'en face, à la régulière. La force de l'équipe, la complémentarité, la solidarité, la tolérance, le dépassement de soi. En théorie c'est beau, ça tient la route. En théorie seulement...

Parce que j'ai côtoyé trop d'abrutis sur les terrains.
D'une manière générale, sur un terrain de foot, le QI de chaque protagoniste doit fondre d'une bonne moitié. C'est inquiétant quand on sait d'où partent certains... En voiture, c'est le même topo. En fait, onze gars mal rasés et mal réveillés arborant fièrement le maillot bleu ciel aux armes de la pizzeria locale, ça sent les embrouilles!
Il y a les mecs couillons de nature et puis des types apparemment équilibrés qui se transforment en "décérébrés" sur le terrain. Les leitmotivs : Gagner à tout prix, mauvaise foi systématique, brutalités physiques et verbales, la liste est longue. Un vrai défouloir, une version soft des jeux du cirque. Aucune élégance dans la victoire encore moins dans la défaite.

Et ce "connard d'arbitre" qu'est le dernier des glands! Ben ouaip mon con, s'il était bon l'arbitre, il irait arbitrer la Ligue des Champions, pas des footeux du dimanche comme nous. Certains n'arrivent pas à comprendre cela, donc par derrière, ils insultent copieusement le gars en noir symbole de l'incompétence et de l'injustice. Il s'en prend plein la gueule pour pas un rond ou presque (35 € le match), c'est incroyable. Je me demande comment il y a encore des types qui acceptent de diriger un match...
Bon j'ai l'air de me mettre au dessus du lot, mais j'ai bien dû me rendre coupable d'une ou deux remarques désobligeantes envers les arbitres. Pas fier de moi.

Au rugby, au basket, pas un mot après l'arbitre ou si rarement. Ça râle parfois, ça réclame mais guère plus, il y a du respect. Au foot, on simule, on exagère, on triche, on se fâche tout rouge, on s'insulte direct. L'arbitre ne sévit que lorsque par chance il a réussi à identifier le pleutre qui l'a traité de "fils de pute" à l'autre bout du terrain. C'est tout dire.

Je passe sur le racisme et ses affirmations plus ou moins sournoises. Sur le terrain, en face à face, il est parfois perceptible mais le footballeur raciste n'est pas très courageux. Sur la touche par contre, les spectateurs planqués et difficilement identifiables s'en donnent à coeur joie, c'est l'apothéose, un florilège choisi de "bougnouls" et de "bamboulas" à qui l'on souhaite un prompt retour dans le pays d'origine. Un conseil, ne jamais rester trop près de la buvette et ses cartons de rouge ou de jaune, sous peine de boire le calice jusqu'à la lie...
Donc j'en ai eu ma claque, globalement déçu de l'état d'esprit déplorable de ce sport.
Je crache dans la soupe, comme Barthez à la gueule d'un arbitre?
Non, non, non, mais à l'heure où mon fiston va pouvoir s'inscrire pour un sport, j'ai des doutes pour le foot. Je rêve d'éducateurs (la plupart du temps ce sont les mêmes qui s'enguirlandent sur les terrains le dimanche...) intransigeants sur les valeurs du sport, de sanctions plus sévères contre les fauteurs de trouble et des professionnels qui montrent l'exemple... Gagner oui mais pas à tout prix.

Une horrible vidéo pour les courageux (ses).

Je suis un doux rêveur, n'est ce pas?

jeudi 22 novembre 2007

Les déboires d'Annie Croche

Cette brave dame s'ennuyait chez elle. Pour s'occuper, elle décida d'apprendre à tricoter. D'abord, elle fouilla ses armoires et fit le tri dans son petit cottage à la recherche de l'outillage adéquat. Elle se renseigna ensuite de tous côtés, et lut différents ouvrages. Elle se mit en quatre pour tricoter et retourna le problème sous toutes les coutures. Mais c'était compliqué. Elle eut rapidement les nerfs en pelote!
Elle aurait bien eu besoin de quelqu'un pour l'aiguiller. Elle s'était pourtant documentée, mais elle en eut vite ras-le-bol. C'était un vrai calvaire ! Point de croix à porter, non, mais elle courbait l'échine. Elle fut aussi victime d'une espèce de point de côté qui lui fit perdre l'haleine.
N'arrivant à rien, elle s'énervait en croisant les fers et faillit plusieurs fois s'écharper. Elle avait, pourrait-on dire, maille à partir avec ses longues et encombrantes aiguilles. Pour finir, elle se planta par mégarde une aiguille dans l'aine se faisant ainsi une vilaine boutonnière. Heureusement, elle avait tout sous la main et pansa sa plaie à l'aide d'un Tricostéril.
Résignée, elle se confia à sa voisine qui, de la voir si maladroite et si amère, se rit (d'elle).
De fil en aiguille, elle laissa finalement tomber cette activité, plutôt que de se noyer dans un dé à coudre... Elle se pelotonna dans un grand pull jacquard (appela Solange, carrément son amie) et décida qu'on ne l'y reprendrait pull. Over. Son profil d'artiste était sans doute ailleurs.

Voili voilà, j'arrête de broder sur cette histoire cousue de fil blanc et laisse la pauvre Annie Croche à son tricot stérile...


Pour ceux qui ont apprécié ce petit texte, qu'ils aillent directos chez le talentueux Frenchmat. Ils seront autrement mieux servi que par moi même. Chez lui, c'est du high level, on change de catégorie!

mardi 20 novembre 2007

- Elvis Perkins - While you were sleeping

#66.1 - Elvis Perkins - While you were sleeping
Vidéo envoyée par lablogotheque

Je vous propose cette sympathique ballade en compagnie de ce talentueux chanteur Elvis Perkins (fils d'Anthony, l'acteur). J'adore le concept de la vidéo (by La Blogothèque) et la simplicité de la chanson. Vous m'en direz des nouvelles!

jeudi 15 novembre 2007

Mes 30 ans et le rêve d'Icare...

Ce week-end mon petit frère va avoir 30 ans!

Évidemment j'ai repensé au mien d'anniversaire de 30 ans. Et j'ai eu un beau cadeau : un saut en parachute!

J'en avais glissé l'idée à ma femme. Vous savez le genre de propos qu'on tient puis dont on espère secrètement qu'il sera oublié. Moi j'avais dit ça un peu sur un coup de tête, pour l'impressionner. Bon le fait est qu'elle a une bonne mémoire. Je l'avais bien cherché. En réalité, derrière tout ça il y avait une sorte de défi personnel, et une question en filigrane : 30 ans, toujours au top?
Dans la symbolique, le rêve d'Icare exprime les dangers de l'orgueil des hommes...

Comme mes potes sont sympas, ils ont décidé de faire le grand saut avec moi. Ça réconforte d'être à plusieurs dans la même galère. Ce qui est con c'est d'avoir choisi de se foutre dans cette situation. Ce qui est con aussi, c'est qu'à plusieurs c'est impossible de se dégonfler, on a sa fierté!

Au total nous sommes 5, dont une courageuse.
Après une bonne heure de route pendant laquelle ça fanfaronne pas mal, excitation oblige, nous arrivons à l'aérodrome de Vannes-Meucon (56). Nous avons réservé un saut en tandem (faut pas déconner non plus) dont voici les caractéristiques : on monte à 4000 mètres (quand même), on saute avec un professionnel qui dirige les opérations, chute libre pendant 3000 mètres, puis ouverture du parachute (si tout va bien...) et enfin atterrissage. Le stress monte d'un cran quand la jeune fille qui nous